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Littérature érotique

Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /2007 07:36
J'attends... 30 minutes de retard, c'est dans la moyenne. Le temps pour moi de bien m'imprégner de l'ambiance, de savourer ce cocktail "Hiroshima Sunrise" (1/3 vodka, 1/3 Gin, 1/3 Bourbon, et plus si affinités), préparé par ce bon-à-rien de Jacky, et d'écouter le juke box saturer sur "On the road again".
Un éclat de rire me détourne à peine de mes pensées métaphysiques. Un grand type vient, semble t-il, de marquer des points face à une beauté fatale aux yeux verts. Pas mon genre. Trop parfaite. Que pourrais-je lui dire ? Rien que par son apparence, elle m'enterre. Ressentent elles cela ? Est-ce qu'elles regrettent parfois d'être trop parfaites ? Sentent elles que leur perfection physique peuvent quelquefois nous gêner ? Me gêner ?
J'attends... 40 minutes de retard. Pour Dominique, c'est normal. Je m'y suis fait. C'est incroyable, mais, au début, c'est moi qui culpabilisais quand elle était en retard. Je me demandais si j'avais bien noté exactement le jour et l'heure de notre rendez-vous, redoutant une erreur de ma part qui l'aurait fait attendre, elle, ailleurs, un autre jour, qui aurait fait qu'elle m'en aurait voulu au point de ne plus jamais vouloir me revoir.
Je me demande pourquoi mes rapports avec les femmes sont constamment teintés de cette peur qui me fait penser que je suis sur le point de me faire plaquer de façon imminente. En plus, c'est con, ça ne m'est jamais arrivé. Peut-être un manque de confiance en moi ? J'en parlerais bien à un Psy si je n'avais pas peur qu'il se suicide après m'avoir écouté. Mais bon ... Je sais bien qu'elle va arriver, me lancer "Bonjour, mon amour", et tout sera oublié.
50 minutes de retard. Elle fait fort, là ! Remarque, c'est à l'image de nos rapports. On n'est pas sur la même longueur d'onde tous les deux, on ne s'est pas connu au bon moment : moi déjà trop marié, elle pas assez divorcée.
Jacky somnole mollement derrière ses bouteilles. C'est à ce moment que je la vois. Pas Dominique. Elle. L'Inconnue. Vient-elle d'arriver ou bien ne l'avais-je pas remarquée ? Seule à une table, tout près de moi, elle me regarde.
D'ordinaire, selon le bon vieux réflexe du mec toujours prêt à plaire
et à séduire, J'aurais voulu instantanément paraître drôle, intelligent, romantique, tendre, tout en restant modeste et en gardant une certaine distance, comme pour la tester.
Et puis la soirée aurait avancée, je lui aurais dit qu'elle était formidable, tellement différente des autres. Elle aurait fait semblant de me croire et puis... Stop... Je ne suis même pas certain que j'aurais agit comme cela. Je crois plutôt que j'aurais été très mal à la simple idée qu'elle pouvait penser que j'étais un nul. J'aurais fait attention à ce qu'elle ne puisse pas interpréter des détails insignifiants, tels que ma façon de faire tourner les glaçons dans mon verre, ou bien de m'asseoir sur le tabouret. Mais là, non. Et je ne sais plus très bien comment je me retrouve assis à sa table sans qu'elle m'ait fusillé du regard, mais j'y suis. Et tout à coté d'elle. Disons, pas assez près pour oser un bisou innocent mais suffisamment pour une caresse dans ses cheveux bruns, voire sur sa joue.
Ensuite ? Les mots s'échangent, tout simplement. Pas de grandes phrases, pas de grands discours. Des mots. Nos mots.
Point. Plus de peur. Plus d'envie. Plus de frustrations à expliquer. Plus de défenses à dresser. Le temps s'arrête.
Et puis, sans raison précise, mais peut-être parce que nous sentons que c'est le moment, le flot de paroles s'estompe.
Elle me confie que le petit tatouage en forme de Clé de Sol qu'elle porte à l'épaule, est là pour lui rappeler les fausses notes de son passé. Je lui avoue que, dans une prochaine vie, je me réincarne en Lama Tibétain pour expier certaines erreurs du mien.
Enfin, avec un regard singulier que je ne lui avais pas vu jusqu'ici, elle se lève. La panique me prend. Je cherche désespérément quelque chose à lui dire pour la retenir, pour prolonger ce moment, ou tout au moins pour la revoir. Tout simplement, c'est elle qui me devance : "On y va ?" .
Bravo ma belle. Tu as trouvé les mots. Pourquoi compliquer ? Tu me donnes une belle leçon. Non, on n'y va pas. Je ne peux pas. Et je n'ai pas à t'expliquer pourquoi, de la même façon que tu n'as pas à me dire pourquoi tu aimerais que je vienne.
Un petit geste de la main, que tu me laisses le soin d'interpréter comme je veux, et tout naturellement, tu sors.

Dominique rentre. Vous vous frôlez. Moment privilégié que moi seul peux apprécier.
"Bonjour, mon amour."
"On the road again", martèle le juke box.
On the road ...

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /2007 07:54

J'ai toujours été étonné  de la mauvaise foi qui entoure tout ce qui à trait au sexe et notamment le langage. N'avez vous pas remarqué la difficulté que les gens ont à parler clairment de leur sexualité ? De dire "faire l'amour", "avoir des rapports sexuels"...Du coup il s'est créé une sorte de langage à part pour "gens un peu coincés" qui pourront alors, tout tranquillement, dire "faire la chose", avoir des relations" ou "des rapports" (mais sans préciser lesquels), "le faire"... ou "faire ça". Comme si il devenait naturel de ne plus prononcer le mot sexe. Et par extension, on trouvera aussi des mots comme "pillule" (sans oser préciser qu'il s'agit de la pilule contraceptive) ou bien "capote" qui dans toutes les bouches (! !) sous entendra préservatif...

Bon tout cela n'est pas bien grave (une fois mon coup de gueule passé) et je vous invite ci-après à vous en amuser ! !

Accomplir son devoir conjugal 
 Avoir une jonction 
 Avoir des rapports 
 Avoir une relation 
 Allonger 
 Arranger 
 Baiser Baisoter 
 Baisouiller 
 Batifoler 
 Bécoter 
 Besogner 
 Biter 
 Bourrer (Bonne bourre) 
 Coïter 
 Concevoir 
 Connaître au sens biblique du terme 
 Consommer 
 Copuler 
 Couchailler 
 Coucher 
 Culbuter 
 Culeter 
 Cyberniquer  
 Emmener le petit au cirque 
 Enfiler 
 Faire crac-crac 
 Faire des bébés 
 Faire Golo-Golo 
 Faire la bête à deux dos 
 Faire l'amour 
 Faire la chose 
 Faire Tac tac :
 
 
 Faire une partie de jambes en l'air
 
 Faire zizi-panpan 
 Ficher dedans 
 Farcir (je vais me la farcir) 
 Forniquer 
 Fourailler 
 Foutre 
 Gauler 
 Grimper 
 Incliner 
 Kiker 
 Lever 
 Limer 
 Mettre
 
Mettre le diable dans l'enfer 
 Mettre le petit Jésus dans la crèche 
 Mettre le poisson dans le bocal 
 Mettre profond
 Niquer 
 Procréer 
 Pénétrer 
 Piner 
 Pratiquer le coït  
 Prendre Prendre à quatre pattes 
 Prendre le café du pauvre
 
 Queuter 
 Radada
Regarder la feuille à l'envers Riber  
 Rouler 
 Sauter 
 S'accoupler 
 S’envoyer en l’air 
 S'unir 
 Saillir 
 Se frotter le lard 
 Se mélanger 
 Se reproduire 
 Sexer 
 Sucer la pomme 
 Tirer Tirer sa crampe 
 Tirer un coup
 
 Tremper son biscuit 
 Tringler 
 Trombonner 
 Troncher  
 Trousser 
 Zeber (verlan) 
 Zober
 
 
 
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /2007 07:54

Est ce à cause de ce bel écartement sur une croix que l'on a inventé la notion de photo "X" ??

 

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /2007 07:30

" La femme infidèle a des remords, la femme fidèle a des regrets. "
Proverbe Chinois

" Une femme n'est puissante que par le degré de malheur dont elle peut punir son amant. "

Stendhal

" Les femmes pardonnent parfois à celui qui brusque l'occasion, mais jamais à celui qui la manque. "
Talleyrand

" Les hommes sont le roturiers du mensonge, les femmes en sont l'aristocratie. "
Etienne Rey

" On n'est point l'ami d'une femme lorsqu'on peut être son amant. "
Honoré de Balzac

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /2007 07:30

Je suis passé jadis par cette porte dérobée
Avant mon premier souffle j'ai dévalé ce toboggan d'émois
Au sortir de l'océan pourpre où mon corps menu
Accordait son battement à celui d'un cœur immense
Écoutant déjà les grondements du monde à travers les parois du ventre
Rideau de mon entrée en scène comme dérisoire comparse désemparé
Entrouve doucement tes lèvres tandis que je contemple le reste du corps
Source d'urine de sang d'eaux-mères et de petites vies braillardes
Dont le crâne apparaît cercle à cercle au milieu des élancements
Vallon vibratile défilé des sirènes fissure des fées
Oreille des nymphes atoll aux palmiers ruisselants cour des miracles
Vestibule de soie étoile noire serrure et charnière à la fois
Visage incarcéré de l'antérieur en double profil perdu
Entrouve doucement tes lèvres tandis que je caresse le reste du corps
Sillage frayage passage parage virage village mirage message
Piste fraîche sentier sous la pluie rue de la rosée
Allée des sueurs avenue des sèves jardin des humeurs
Festival de larmes gala de salives assemblée des mousses
Grappe d'éventails avalanche de plumes vivier des poulpes et des pulpes
Envers des sourires et soupirs rime et raison des mots couverts et des parfums
Entrouve doucement tes lèvres tandis que je hume et palpe le reste du corps
Prince des yeux clairs aux sommets écumeux de la palpitation
Prince des yeux fermés aux profonds flottements de la satisfaction
Prince du nombre six qu?envahit l?un septième
Resserre doucement tes lèvres tandis que je traverse l?âme entière


Michel Butor
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /2007 07:30
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 07:30
Philippe est le seul homme avec qui je partage des moments secrets et privilégiés de ma vie sexuelle, faits de jeux poussés et de pratiques " hors normes " en la matière.
Phil (ce diminutif agace un peu Philippe, mais moi, je le trouve mignon) est un adepte des sites Internet érotiques et coquins, et plus spécialement à ceux qui sont dédiés au bondage Pour l'instant, c'est de là que Phil puise une bonne partie des idées de torture qu'il m'applique ensuite.
Nous nous connaissons depuis neuf ans maintenant (j'ai trente-deux ans et Phil, quarante-trois), mais il nous a fallu presque sept ans de fréquentation épisodique avant d'oser nous avouer mutuellement un penchant pour les pratiques fétichistes en matière de sexe.
Phil avait le fantasme d'avoir des relations intimes avec des femmes entravées, donc incapables de se dérober à sa pénétration et, ainsi, entièrement soumises à son plaisir. Moi, j'ai toujours aimé être dominée physiquement par mes amants, mais sans que cela conduise à la violence ou à la brutalité. Simplement, pour moi, l'homme doit être le Mâle, avec tout ce que cela sous-entend de force, de puissance, et donc d'emprise sur la " faible femelle " que je suis.
De toute façon, comment faire autrement : je suis loin d'être, physiquement, une forte femme ou une femme forte. Je suis grande et plutôt gracile (un mètre septante-deux pour à peine cinquante kilos), avec des mensurations de 85B-58-87. Ma peau est très blanche, très pâle (jamais de bain de soleil !). J'ai les yeux gris-bleu assez clairs et les cheveux châtains, lisses et plats, qui me descendent jusque sous les omoplates. Les poils de ma toison pubienne sont plus foncés que mes cheveux.
Ah oui, au fait ! Phil n'aime que les filles " naturelles ", c'est-à-dire sans tatouage, ni peircing, et surtout qui ont (encore) du poil sur le pubis. Cette mode actuelle des " chattes rasées " lui déplait souverainement ! Moi aussi, auparavant, je m'épilais consciencieusement le sexe, trouvant cela plus hygiénique et plus pratique dans certaines circonstances. Les poils pubiens qui, notamment, dépassent du maillot de bain ou du string, ce n'est pas franchement glamour ! Mais bon, pour répondre aux exigences de mon " maître ", j'ai laissé repousser mes poils. Je dois dire que, finalement, ça me plaît bien, sur le plan esthétique, ce " buisson " touffu. Touffu, mais entretenu quand même. Je rase les poils qui s'acharnent à pousser sur mes grandes lèvres et ceux qui vont s'égarer vers mon petit trou. Sur le devant, je sacrifie aussi les poils rebelles qui voudraient contrarier la parfaite géométrie de mon " triangle secret ".
Phil m'appelle sa " brindille anorexique ". Pourtant, j'ai bon appétit, mais j'ai la chance (génétique ou autre) de faire partie de ces femmes sur qui les kilos superflus glissent sans pouvoir s'accrocher. Ce sont mes yeux un peu tristes, ma minceur, cette impression (fausse) de faiblesse, de fragilité que je dégage qui ont fait flasher Phil lors de notre première rencontre. Mon air de petit oiseau tombé du nid l'a ému. Au fait, je me prénomme Anne.
Ça a été une véritable révélation quand nous avons découvert cette complémentarité secrète de caractère qui existait entre nous, lui le dominant, moi la soumise. Ayant acquis suffisamment de confiance en Phil, j'ai accepté, à sa très grande joie, de commencer à pratiquer des jeux érotiques et sexuels, raffinés et pervers tout à la fois.
Avant, nous faisions l'amour de manière on ne peut plus classique.
Maintenant, chaque fois que nos vies familiales et professionnelles respectives nous le permettent (une à deux fois par mois, rarement trois), nous nous octroyons une ou plusieurs heures de " récréation " dans la chambre que Phil a aménagée tout spécialement chez lui. C'est notre secret intime, et c'est la première fois que j'en parle à quelqu'un d'autre (vous qui me lisez), avec l'accord de Philippe.
Notre dernière rencontre ? C'était la semaine dernière…
Le cérémonial de début est toujours le même. Phil m'accueille à la porte de chez lui par un chaste bisou sur la joue (pas question d'éveiller la curiosité des voisins en nous enlaçant fougueusement sur le pas-de-porte). J'ôte mon manteau et nous passons au salon. Le temps de prendre un verre, nous papotons amicalement de choses et d'autres, sans jamais faire la moindre allusion à la " séance " qui va suivre.
À un moment donné, Phil, assis face à moi sur le canapé, se penche en avant, pose son verre sur la table basse, puis, les deux mains sur les cuisses, en me regardant droit dans les yeux, il dit simplement :
- On monte ?
C'est toujours dit plus sur le ton de l'invitation que du commandement. D'une voix complice et joyeuse, je réponds :
- On monte !
À l'étage, passage préalable par la salle de bains. Tandis que Phil se tient debout, adossé au lavabo, je me déshabille complètement sous ses yeux, pliant soigneusement et posant sur le rebord de la baignoire chacun de mes vêtements retirés. Cet " effeuillage " n'a rien d'un strip-tease affriolant : je me dévêts simplement, presque mécaniquement, comme je le ferais si, seule dans la pièce, j'étais sur le point de prendre une douche.
Phil, lui, reste habillé. À chacune de nos séances, il porte invariablement un jeans bleu clair délavé (sans slip, ni caleçon en-dessous !) et, suivant la saison, soit un tee-shirt uni en coton à manches courtes, soit un pull en laine à manches longues.
Me voici donc nue comme un ver devant mon ami. Le déshabillage s'est passé sans que nous échangions la moindre parole.
Les bras levé au-dessus de la tête, je m'étire comme une chatte et, sur la pointe des pieds, je fais deux ou trois tours sur moi-même. C'est ma " pirouette de présentation ". Ensuite, tournant le dos à Philippe, les jambes légèrement écartées, je penche mon buste en avant, je me cambre, lui offrant mon petit cul bien rond et bien ferme. Phil passe alors la main entre mes cuisses et vient palper du bout des doigts la fente entrouverte de mon sexe. L'humidité qu'il y constate lui prouve que je suis " prête ". Comme toujours, je crois que j'ai commencé à mouiller dès que j'ai franchi le seuil de sa maison. C'est presque devenu un réflexe conditionné à la Pavlov.
- Parfait, on y va maintenant, me lance-t-il.
Comme la cuvette des W.-C. se trouve dans la salle de bains, je demande :
- Tu permets que je fasse pipi d'abord ?
Bien sûr qu'il permet ! Ça fait même partie du plaisir, de son plaisir. Ni lui ni moi ne sommes adeptes ou simplement amateurs de l'urologie ou de l'ondinisme. Mais Phil adore me voir uriner.
Assise sur la cuvette, les cuisses largement ouvertes, j'écarte les grandes lèvres de mon sexe avec l'index et le majeure de ma main gauche, tout en exerçant une légèrement pression. Après quelques hésitations et quelques contractions, mon méat se gonfle, s'ouvre et l'urine ambrée en jaillit avec force. Je pisse longuement, sans pudeur ni gêne, en souriant à mon ami qui est à chaque fois fasciné par ce charmant spectacle. Ma petite commission terminée, je m'essuie très soigneusement : Phil aime et exige que je sois toujours très propre.
Je me relève. Me prenant fermement par le bras, Phil m'entraîne enfin dans notre chambre secrète.
C'est une pièce de quatre mètres sur quatre environ, une ancienne chambre à coucher vidée de tous ses meubles. Le sol est recouvert d'un parquet verni, dont j'apprécie le contact chaud sous mes pieds nus. Les murs, peints en blanc, sont partiellement drapés de grandes tentures, rouges cette fois. La couleur varie d'une séance à l'autre, suivant l'humeur de mon " bourreau ", mais ne présage en rien du caractère " hard " ou " soft " de la torture que je vais subir. Le plafond est blanc lui aussi et parsemé de solides anneaux de suspension (bien que je sois toute légère !).
L'unique grande fenêtre de la pièce est occultée par des tentures noires bien opaques, discrétion et intimité obligent !
La pièce est éclairée par quatre spots orientables, fixés au plafond.
Aujourd'hui, deux cordes en nylon blanches, terminées chacune par un mousqueton en métal, pendent du plafond. Elles sont distantes d'environ deux mètres l'une de l'autre. Je frissonne déjà, et de peur, et de plaisir. Combien de fois ai-je déjà souffert, et joui en même temps, suspendue comme une marionnette à ces cordes ?
- Prête ? me demande-t-il.
Je respire un grand coup et je réponds :
- Prête !
Nous commençons…
Phil m'attache aux chevilles et aux poignets de larges bracelets en cuir noir à boucle de métal, doublés de feutrine. Chaque bracelet est pourvu d'un demi-anneau en métal.
Nous avons, de commun accord, adopté ce système d'entraves dès le début de nos rencontres sado-masochistes, car j'ai la peau fine et sensible, qui " marque " rapidement. Si je sors souvent de la pièce les fesses douloureusement striées de lignes rouges, ce n'est pas grave : très peu de personnes ont le privilège de me voir cul nu ! Mais ça me gênerait beaucoup d'aller au travail avec des traces " suspectes " aux poignets.
Une fois les bracelets bouclés, Phil m'attire à lui et nous nous embrassons langoureusement à pleine bouche : le dernier baiser de la condamnée ! Plaquée contre son bassin, je sens sous son jeans que son pénis est déjà raide. Ses mains douces me caressent les fesses, le dos, les épaules, la nuque. Nouveau frisson.
Il me repousse. J'ouvre la bouche et il y introduit, entre les dents, un bâillon constitué une grosse boule en matière plastique noire, pourvue de lanières en cuir. Il l'ajuste parfaitement, soulève mes cheveux tombants, puis boucle les lanières derrière ma nuque.
Ce type de bâillon a l'avantage de permettre à la victime de toujours respirer par la bouche, de crier sa souffrance, mais sans pouvoir émettre des paroles articulées. Quand on me frappe, j'ai tendance à devenir grossière envers mon tortionnaire, et Phil n'aime pas les filles vulgaires.
Il se recule, me toise de bas en haut et me demande :
- C'est bon ainsi ?
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /2007 07:30
Il se recule, me toise de bas en haut et me demande :
- C'est bon ainsi ?
Je fais " oui " de la tête. Nous nous approchons des cordes pendantes…
- Tends les bras, ordonne Phil.
Je lui présente mes poignets. Phil referme le mousqueton sur la boucle des deux bracelets de cuir. Il tire fortement, mais sans à-coups, sur l'extrémité libre de la corde et me voici les bras en l'air. Il noue la corde à l'un des anneaux fixés au mur qui me fait face. Je pensais qu'il allait carrément me suspendre. L'étirement du corps féminin est sa position de torture favorite, surtout quand la suppliciée est mince et menue comme moi. Mais cette fois, mes talons sont toujours posés à terre.
Phil attrape le mousqueton de l'autre corde et le clique à la boucle de ma cheville gauche. La traction qu'il exerce maintenant sur cette seconde corde me cambre le dos et me lève la jambe vers l'arrière, à peu près à l'horizontale. L'extrémité de la corde est fixée au mur derrière moi.
Ma jambe droite est restée verticale, mais mon talon s'est soulevé du sol. C'est ainsi attachée, prenant appui seulement sur les orteils de mon pied droit, que j'attends la suite.
Phil entreprend de me peloter, de me palper les seins. J'adore ça. Ma poitrine est menue, mais mes seins sont bien ronds, plantés haut et toujours très fermes. Ils ont de petites aréoles rose pâle et des pointes très dures et saillantes, du plus bel effet sous un pull moulant.
Phil adore d'habitude prendre mes tétons en bouche, les sucer, les mordiller, les aspirer. Mais cette fois, j'ai simplement droit à une excitation manuelle. Récupérant un peu de la salive qui me coule déjà sur le menton (à cause du bâillon), il humecte le bout de ses doigts, puis fait rouler sensuellement mes mamelons entre le pouce et l'index. Il les serre fort. Je ferme les yeux et je savoure…
La morsure des pinces à linge me ramène brusquement à la réalité. Chacun de mes tétons est maintenant prolongé par une pince en bois. Ça me brûle, mais j'aime ! J'ai droit encore à quelques caresses sous les seins, puis sur les flancs où mes côtes saillent à cause de l'étirement. Phil me sourit, je lui réponds par un soupir de satisfaction.
Mes jambes étant ouvertes à angle droit, mon sexe aussi s'est entrouvert. Il est trempé et dégoulinant de plaisir et de sueur mêlés. Je sens aussi mon clitoris se gonfler et pointer sous son capuchon.
Phil me contemple. Il prend quelques photos, sous différents angles, avec son appareil numérique, pour notre " album de souvenirs ".
Il vérifie ensuite la bonne tension des deux cordes. Sa main caresse sur toute sa longueur ma jambe horizontale, passe sur mon sexe sans s'attarder, puis descend le long de ma jambe verticale. Mon pied droit, très cambré, lui offre sa plante sans défense. Il délaisse pour cette fois cette proie facile. Il me sait pourtant très chatouilleuse à cet endroit.
La boule qui me sert de bâillon m'empêche de déglutir facilement et d'avaler ma salive. Un fin filet de bave me pend au menton.
Je sursaute ! Le premier coup de martinet vient de claquer bruyamment sur ma fesse gauche exposée. Je laisse échapper un petit cri, plus de surprise que de douleur. Pourtant, le coup a été appliqué avec une certaine force, et la sensation est cuisante. Clac : deuxième coup au même endroit. Tout mon corps tressaute. Le troisième coup est donné plus en arrière, sur ma cuisse. Le quatrième remonte vers le haut de ma fesse. Le cinquième est pour le bas de mon dos cambré…
Phil manie avec précision un martinet à manche de bois, pourvu d'une quinzaine de fines lanières plates en cuir fauve. Ces lanières font bien trente centimètres de longueur. C'est une " arme " redoutable dans les mains de qui sait s'en servir. Et lui, il sait !
J'ai arrêté de compter les coups au dixième peut-être, mais ils continuent à pleuvoir sur moi avec une régularité de métronome. Je ponctue chacun des impacts d'un petit cri étouffé, qui va du " ah ! " au " ouch ! ". La peau de mon dos, de ma fesse, de ma cuisse me brûle. Je me tortille sous les coups, mais je ne peux que subir, et subir encore. Mentalement, je me traite de " chienne ", parce que j'ai viscéralement besoin d'être fouettée, flagellée, humiliée avant d'atteindre le plein orgasme sexuel.
Jusqu'ici, Phil s'est tenu à un mètre de moi environ, face à mes hanches. En tournant la tête vers lui, entre les coups, je le vois officier méthodiquement. Son visage n'exprime aucune expression particulière, mais je sais qu'il bande douloureusement dans son jeans. Il manie le martinet de la main droite. Avant chaque coup, il rassemble le bout des mèches de cuir dans sa main gauche, se met dans la position d'un archer qui va lâcher sa flèche, vise posément l'endroit désiré, puis… Clac ! Cinq secondes environ entre chaque coup.
Une courte pause. Phil se déplace légèrement et vient se placer plus près de moi, à hauteur de mes épaules. Tourné vers l'arrière, il s'en prend maintenant à ma fesse droite qui, vu sa position plus basse, avait été relativement épargnée jusqu'ici. Nouvelle série d'une quinzaine d'impacts désagréables sur ma chair…
Mes yeux sont baignés de larmes, je bave de plus belle. À force de mordre la boule de mon bâillon, mes mâchoires me font mal. Sur mon pied droit posé au sol, je sens, tombant de ma vulve palpitante, les gouttes tièdes de mon jus intime.
Le sang me bat aux tempes. Ma tête est tombée en avant, entre mes bras levés. Mon menton touche le haut de mon buste, et le trop-plein de ma salive s'écoule maintenant entre mes seins.
Phil décide de rectifier ma position. Il rassemble mes cheveux en queue-de-cheval et les noue ensemble avec une cordelette de nylon, qu'il déroule jusqu'à mon pied suspendu. Il enfile la cordelette dans l'anneau du bracelet qui emprisonne ma cheville, puis se met à tirer dessus. Ma tête repasse vers l'arrière entre mes bras. Quand Phil juge la traction suffisante, il noue la cordelette.
La tête rejetée ainsi en arrière, j'ai de plus en plus de difficultés à déglutir. La salive coule dans ma gorge. Si cela dure encore longtemps, je vais m'étouffer. J'ai peur. J'ai le dos et le cul en feu, mais je n'ai pas encore joui.
Phil vient se placer devant moi, sa main gauche posée sur mon cou tendu. Cela ne fait que renforcer encore ma sensation d'étouffement. De ma gorge ne sortent plus que des gargouillis ridicules. J'essaie de faire comprendre à Phil avec les yeux que je suis à bout, mais nos regards ne se croisent pas.
Phil a repris en main le martinet et, en le maniant de bas en haut sous mon ventre, il atteint mon sexe de plein fouet. La douleur est indescriptible, piquante, acide, irradiante. Les coups sont appliqués posément, sans grande force ni méchanceté, mais le simple heurt du cuir sur mes muqueuses les plus intimes me fait chavirer. Mon clitoris surexcité est atteint plusieurs fois de suite et cela déclenche en moi un orgasme foudroyant. Dans un dernier effort, je parviens à expulser la salive qui obstrue le fond de ma gorge pour hurler ma douleur et ma jouissance.
Vu son déchaînement soudain et son intensité, mon orgasme ne dure que quelques secondes. Mon corps entier, parcouru de spasmes, se couvre de sueur. Ma jambe droite, qui me servait d'unique point d'appui, se dérobe sous moi et je m'effondre, je m'abandonne…
Phil doit me soutenir. Il sort rapidement de sa poche le couteau suisse qu'il porte toujours sur lui (par sécurité) pendant nos séances. Il tranche d'un coup la cordelette qui tirait mes cheveux en arrière. Il déboucle et m'enlève le bâillon. Pendant que je tousse et crache de la salive, en me tenant toujours sous le ventre avec son bras gauche, il défait de l'autre main le mousqueton de ma cheville.
Mon pied droit retrouve le parquet, mais mes jambes sont encore incapables de me porter. Je reste ainsi quelques instants suspendue par les bras. Je reprends ma respiration, je ris et je pleure en même temps.
- Ça va, ma puce ? me demande-t-il.
- Oui, dis-je simplement, d'une voix rauque, avant d'être reprise par une quinte de toux.
Aïe ! Aïe ! Phil vient d'ôter brusquement les deux pinces à linges de mes mamelons. Ça me fait à chaque fois un mal de chien ! Ces petits instruments, qui n'ont l'air de rien, sont plus douloureux à enlever qu'à mettre. Mes tétons sont glacés et engourdis. Phil les console avec la bouche et la langue, il les aspire et les tète littéralement pour rétablir la circulation sanguine longtemps interrompue.
Phil m'abandonne une seconde pour détacher du mur l'extrémité de la corde qui tire mes bras, et il me fait descendre lentement. Je me retrouve sur les genoux, puis les fesses contre les talons. Douloureuses les fesses, surtout la gauche qui a subi la plus grosse partie de la grêle des coups !
Avant que je ne m'effondre sur le côté, Phil s'accroupit devant moi et me prend dans ses bras. Il me câline, me caresse le dos et m'embrasse dans le cou pour me réconforter. Mes lèvres cherchent sa bouche et nous nous embrassons tendrement, toujours enlacés…
Phil n'a toujours pas joui, lui. Il m'allonge sur le dos sur le parquet, les quatre membres en croix. Il déboucle sa ceinture et enlève prestement son jeans. Sa verge bande toujours furieusement. Son gland décalotté est tout luisant de son lubrifiant naturel.
À genoux entre mes jambes largement écartées, Phil passe ses deux mains sous mon dos et soulève mon corps pantelant et presque inerte. Il amène mon sexe offert à hauteur de sa verge tendue et il m'empale sans autres préliminaires. Je suis comme un pantin désarticulé sous son étreinte. C'est uniquement lui qui, par les mouvements de son bassin, rythme notre accouplement. La jouissance de Phil a été trop longtemps contenue et réprimée. Il lui faut à peine une minute de va-et-vient dans mon sexe pour que son orgasme se déchaîne. Je sens son corps se cambrer d'un coup. Son pénis, toujours planté en moi, se contracte, puis libère sa semence épaisse en une longue éjaculation saccadée qui remplit mon vagin…
Phil s'est retiré et s'est couché sur le dos à côté de moi. Nous nous tenons par la main, les doigts entrecroisés. Nos corps sont dégoulinants de sueur, nos sexes sont poisseux de mouille et de sperme mêlés. Nous sommes heureux. Nous resterons encore ainsi quelques minutes, sans bouger, sans rien dire, avant d'aller nous décrasser sous une douche bienfaisante.
Une fois propres et rhabillés, nous redescendrons au salon pour, suivant l'heure de la journée, boire un café, un verre de vin ou prendre un apéritif. Nous reprendrons une conversation banale et anodine.
Dommage que Phil soit foncièrement un solitaire, et que la vie en couple lui fasse un peu peur (si, si, Philippe, sur ce plan-là, tu es un trouillard !). J'aimerais bien, moi, vivre dans cette grande maison, où j'ai tant de souvenirs délicieux.
Mais, au fond, c'est peut-être mieux ainsi. Phil est calme et ordonné, je suis vive et brouillonne. La vie à deux risquerait de mal se passer et de briser notre complicité actuelle…
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /2007 07:30
L’odeur d’une peau contre la mienne. Sentir un corps contre le mien. Entendre un cœur battre contre le mien. Faire glisser mes cheveux le long de son torse. Toucher les contours de son visage. Frissonner de ses doigts contre mon dos. Pleurer d’émotion dans ses bras grâce à une tiédeur nocturne.
 
 
Crever de manque quand tu me quittes. N’avoir aucune peur de te rappeler à la minute. Ne pas avoir besoin de le faire. Regarder un film sans intérêt pour le plaisir de sentir ta respiration tous prés de mon oreille.
 
 
Se balader dans Paris main dans la main comme deux adolescents amoureux. Se bécoter au coin d’une rue comme si c’était la première fois. Aller au cinéma et ne retenir qu’une chose : ta main qui se balade sur ma cuisse. Te rejoindre dans un café où dés que je rentre, je ne vois que ton sourire.
 
 
Vibrer ensemble en écoutant de la musique. Parler des heures de la vie sans penser au temps qui passe. Dire « nous ». Penser que le futur c’est ensemble. Rêver de dans vingt ans. Refaire le monde. Te lire. Que tu me lises.
 
 
Te protéger comme une louve ses petits. Sentir que tout ce qui m’arrive compte dans ta vie. Pleurer ensemble. Etre ton épaule et me reposer sur toi. Regarder le monde comme deux enfants fripons
 
 
Se réveiller au petit matin plus fatigués que la veille. Se dire que rien n’est jamais acquis en s’aimant comme des fous. Que tu n’aies pas peur de la routine parce que tu m’aimes. Que tes peurs, en une caresse, je les efface. Te masser pendant des heures. Que tu m’engueules quand je me ronge les ongles. Me rassurer du futur.
 
Que la rencontre de nos entourages nous fasse nous aimer encore plus. Etre toujours belle pour toi. Que tu le sois toujours pour moi. T’admirer de toutes mes tripes. Etre ta muse. Souffrir quand tu souffres. Etre ta princesse. Que tu sois mon prince.
 
 
  
 
S’aimer comme on peut s’aimer lorsque l’amour est absolu.
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /2007 07:52

"L'anneau", un conte "grivois" de Jean de Lafontaine...

Hans Carvel prit sur ses vieux ans
Femme jeune en toute manière;
Il prit aussi soucis cuisants;
Car l'un sans l'autre ne va guère.
Babeau (c'est la jeune femelle, Fille du bailli Concordat)
Fut du bon poil, ardente, et belle
Et propre à l'amoureux combat.
Carvel craignant de sa nature
Le cocuage et les railleurs,
Alléguait à la créature
Et la Légende, et l'Ecriture,
Et tous les livres les meilleurs:
Blâmait les visites secrètes;
Frondait l'attirail des coquettes,
Et contre un monde de recettes,
Et de moyens de plaire aux yeux,
Invectivait tout de son mieux.
A tous ces discours la galande
Ne s'arrêtait aucunement;
Et de sermons n'était friande
A moins qu'ils fussent d'un amant.
Cela faisait que le bon sire
Ne savait tantôt plus qu'y dire,
Eut voulu souvent être mort.
Il eut pourtant dans son martyre
Quelques moments de réconfort:
L'histoire en est très véritable.
Une nuit, qu'ayant tenu table,
Et bu force bon vin nouveau,
Carvel ronflait près de Babeau,
Il lui fut avis que le diable
Lui mettait au doigt un anneau,
Qu'il lui disait..: Je sais la peine
Qui te tourmente, et qui te gène ;
Carvel, j'ai pitié de ton cas,
Tiens cette bague, et ne la lâches.
Car tandis qu'au doigt tu l'auras,
Ce que tu crains point ne seras,
Point ne seras sans que le saches.
Trop ne puis vous remercier,
Dit Carvel, la faveur est grande.
Monsieur Satan, Dieu vous le rende,
Grand merci Monsieur l'aumônier
Là-dessus achevant son somme,
Et les yeux encore aggraves,
Il se trouva que le bon homme
Avait le doigt ou vous savez.

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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