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Littérature érotique

Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 07:55
Heureux homme qui entend ces mots au creux de son oreille. Douce invitation...
De ta langue si douce tu caresses ma fleur de sexe.
Langue sensuelle, langue sexuelle, langue ensorcelante.
 
Les pétales de ma fleur frémissent à son contact,
et déjà mon nectar se répand et vient t'abreuver.
 
Ta langue de velours explore le coeur de ma fleur
et s'imprègne de mon miel salé.
 
Sur ma bouche, tu déposes un peu de sa saveur.
Saveur de ma fleur mélangée à la saveur de ton membre magique.
 
Ma fleur appelle ta langue envoûtante,
Ma langue appelle ton membre si doux au parfum de mâle.
 
Je me délecte de sa texture, de son goût.
Ma petite langue s'enroule autour du bouton de ton membre,
et déjà tu trembles d'extase.
 
Plaisir des sens, plaisir de la chair, plaisir fondant.
Je voyage dans un oasis spatial, bien loin de la Terre.
 
Ma fleur de sexe est en émoi
tandis que je te suce goulûment.
 
Je veux tout de ton membre,
son bouton, sa tige et ses bulbes.
 
Abreuves moi, laisses ta semence jaillir et
venir se répandre sur mon visage et dans ma bouche.
 
Je suis ta geisha, ta maîtresse, ta pute et ta chienne...
Attaches moi, bandes mes yeux, fais de moi ce que tu veux...
 
Je ne suis plus une terrienne mais une boule de feu
qui se consume d'un plaisir que j'hurle.
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /2007 07:30

Laetitia vient nous narrer une de ses dernières aventures ferroviaires...

Ceux qui fessent prendront le train


Je me rends toujours à
  Paris  en train 
Dans les trains ; trois cat
é
gories de personnes : - celles qui voyagent seules , n'échangent pas un mot avec quiconque  - celles qui sont à  plusieurs, et dont on entend les babillages pendant tout le trajet - celles qui voyagent seules, et à  l'occasion , se taille facilement une petite bavette avec le voisin      

Selon mon humeur, je passe de la 1ère , à  la 3ème catégorie  Disons que je n'entame pas de conversation ( c'est vrai quoi.. je ne veux pas passer pour une allumeuse ! ) mais que ; si je tombe sur un échange sympa , je l'entretiendrai volontiers aussi. Tout simplement parce que ça rend le voyage un peu moins monotone.
Je me suis donc récemment retrouvée dans le train, à  une place que je déteste ; celle où on se retrouve à  quatre personnes face à  face  j'appelle ces place :  " les places du regard en coin " ! C'est l'horreur ! Mais bon je restais là  tout de même allez savoir pourquoi ! 2h15 de trajet  c'est pas la mort non plus ! Une fois mon bagage mis en haut , je sortais mon bouquin ( qu'est ce que les gens lisent en train , c'est fou !! ) en face de moi ; un monsieur . La quarantaine , pas mal du tout , mais pas de quoi tomber comme une mouche  à  sa droite ; une dame ! La soixantaine ; des lunettes , cheveux gris et à  ma droite.. personne . J'avais commencé quelques jours plus tôt, la lecture du livre que mon amie Agnès m'a offert . L'incontournable " Anthologie de la fessée et de la flagellation ". Un régal !!!!!
Je lisais depuis un moment et en relevant les yeux ,je vis  l'homme qui me faisait face sourire pendant qu'il regardait la couverture (une femme nue des années 30 , à  genoux sur une peau de bête, fesses et pommettes rouges ).

Je sourie
à  mon tour , sentant que ce monsieur n'allait pas s'arrê
ter à  un sourire !
LUI - " Int
é
ressant ? "
MOI - " Passionnant ! "
Le petit air pincé de la dame près de la fenêtre , qui elle dévorait son magazine, me laissait deviner le fond de sa pensée à  cet instant même : " Pfffff et ça drague !!! "
Je m'attendais même à  ce qu'elle cherche si nos annulaires avaient ou non des alliances 

Mon livre était toujours ouvert , mais je ne le lisais plus vraiment
LUI- " La fessée se perd de nos jours . "
MOI- " Pas partout  "
LUI- " Elle est encore pratiquée, en effet lorsque certaines petites filles n'ont pas été sages. "
Les yeux à  ce moment là  de mon interlocuteur, plissaient d'une façon complice  Vous savez , lorsque deux personnes sont sur le même longueur d'onde à  la différence près , qu'il était en train de se faire la traversée de l'onde en solitaire  !  Il devait s'imaginer que mes fesses apprécieraient bien de rougir un peu !!!!
MOI- " Je ne pense pas que la fessée soit une exclusivité pour les petites filles.."
Là  , ses yeux brillaient ! J'avais touché dans le mille ! Mon voisin se pencha, et d'un ton plus bas me dit :- " Et bien je ne serais pas contre rougir quelques fesses bien charnues d'une certaine personne attirée par la fessée"
J'ai cru que la dame allait nous faire un malaise ! Elle avait toujours son magazine ouvert , mais les pages ne se tournaient plus depuis le début de la conversation. Elle n'avait pas bronché, mais avait ouvert de yeux effarés  choqués ! Je me penchais alors aussi calmement qu'il l'avait fait, souriante entreprenante.
MOI- " Et bien .si quelque chose chez moi, devait rougir, ce serait sans aucun doute , la paume de ma main et je peux vous assurer que plus elle rougie plus elle frappe fort -je me penchais encore plus en avant- Et  jamais les fesses des petites filles ! "Je murmurais ces mots, et me reculais de nouveau dans mon siège, et parlais maintenant d'une voix plus sonore...  
MOI  - " Intéressé ? "
Mon voisin en fit de même, et se plongea alors parmi les papiers qu'il avait étalé sur la tablette, sans juger utile de répondre. La dame souriait  et moi je repris ma lecture. mon humeur du jour n'était pas de poursuivre le dialogue avec quelqu'un de si conquérant !

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 07:36
- Pose cette feuille Andréa.
Elle m'a regardée, je voyais la lumière du soleil à travers ses cheveux blonds. Ses yeux noisette ont mis un moment à s'apercevoir que j'avais quelque chose dans la main.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Je t'avais dit que cela arriverait...
Je me glissais dans le lit, tout près d'elle, après avoir traversé la pièce rapidement. Juste pour la surprendre. Elle me regardait comme un lapin fasciné par un chat qui rampe vers lui. Combattre ou fuir.
 
Elle m'a répondu par défi :
- Je ne t'ai jamais dit encore que je te laisserais faire.
 
Elle disait cela en me fixant, mais je sentais qu'elle se demandait ce que j'avais dissimulé dans ma main.
Dehors, les cardinaux du matin se sont envolés depuis la cime des arbres, et j'ai aperçu leurs ombres passer sur le corps d'Andréa.
 
- Aucune importance.
 
J'ai alors vu une indécision dans son regard, un doute. Je lui avais déjà parlé comme je le faisais maintenant, tranquillement. Et je voyais qu'elle pensait me connaître assez bien, après tous ces mois de relation.
 
- Hmmm... En tout cas, laisse-moi d'abord prendre une douche.
 
C'était un bon stratagème, repoussant ainsi le moment et sans doute espérait-elle qu'ensuite rien ne se produirait.
Elle a commencé à se glisser de dessous la couette, pour sortir du lit, et a laissé échappé un bruit de surprise lorsque j'ai attrapé son poignet.
 
Elle n'a pas lutté tout de suite, et s'est rebiffée lorsque d'un geste vif je l'ai retournée sur le ventre. Elle portait encore une petite chemise de nuit en coton, très courte, que je lui avais quasi déchirée durant la nuit.
Elle aimait ne pas être nue, mais surtout, appréciait assez que je joue avec ses seins et que je tète ses tétons à travers le vêtement pour commencer. Le frottement du tissu l'excitait. Elle portait aussi un string et j'ai tiré simplement sur le côté, d'un geste un peu dur, la petite bande de tissu, afin de pouvoir accéder là où j'en avais envie. Pour l'instant, je décidais qu'elle resterait vêtue.
  
- Aïe ! arrête !
 
Je l'ai plaquée sur le lit, prenant ses poignets pour les ramener dans son dos, et les croisant. C'est à ce moment qu'elle a poussé ce cri. Lorsque la corde blanche a enserré ses poignets minces, les liant étroitement. Méticuleusement. Lorsqu'elle a senti véritablement que j'irais juqu'au bout, elle a crié un :
- Non !! Mais arrête ! tu es fou !
 
J'ai balancé ma jambe que j'ai calée sur son dos, juste pour le maintenir contre le matelas et afin de pouvoir attraper ses chevilles qui se débattaient dans le vide, tellement fort que j'ai dû agir plus rapidement afin de les attraper pour pouvoir les lier ensemble. J'ai donc enroulée assez vite la corde pour bloquer ses ruades avant de pouvoir nouer ses chevilles plus confortablement.
 
Alors que je voulais la replacer pour la mettre dans une position plus confortable, elle m'a jeté un coup d'épaule, en grognant un : - Laisse-moi partir !
Et elle a rageusement lancé ses jambes maintenant liées, que j'ai repliées pour nouer ses poignets à ses chevilles. Quelques noeuds supplémentaires et mon Andréa était dans uen très belle position de hogtied.
 
Puis je me suis reculé un peu, assis sur le lit, me penchant pour savourer la fureur et une surprise particulière sur son visage. Elle tentait encore de lutter, remuant inutilement son corps en tous sens.
Caressant ses cheveux pour l'apaiser, puis passant la main sur son dos, je me suis penchée très près de son oreille pour lui dire, assez bas :
 
- Je vais t'attacher encore, un peu plus serré, puis je vais prendre les pinces et les poser sur tes seins. Ensuite, je t'introduirai un petit objet vibrant, et je vais ensuite te donner une fessée, une vraie belle fessée. Jusqu'à ce que tu en pleures.
 
J'ai vu ses yeux s'écarquiller, puis se plisser, un regard que j'avais rarement vu auparavant, et son souffle s'est fait plus court, presque sifflant, lorsqu'elle a dit :
- Délivre-moi. Immédiatement.
 
Alors j'ai claqué sèchement son cul magnifique et j'ai répondu : - Non.
 
Elle a poussé un son de rage, se tortillant pour essayer de se mettre sur le côté afin de protéger ses fesses.
- Je ne plaisante pas. Délivre-moi sinon je hurle.
J'ai adoré son regard alors. Il m'a donné encore plus envie.
J'avais fantasmé cette scène depuis un moment, mais toutes les images et les idées que j'avais pu me faire au sujet de cette scène n'étaient rien comparé à ce que j'étais en train de vivre.
 
De la manière dont elle était attachée, je voyais le tissu de la petite chemise de nuit tendue de sorte que ses tétons pointaient ainsi que la forme de ses petits seins à travers le coton.
Par dessus le tissu, mon pouce a commencé à durcir plus encore la pointe de ses seins. Elle a tenté de m'éviter mais elle n'avait guère de marge de liberté et la replaçant à plat sur le matelas, la plaquant à nouveau, j'ai glissé ma main de sorte qu'elle vienne emprisonner fortement un de ses seins. Je l'ai pressé un peu plus, le contenant tout entier dans ma paume.
Elle a jappé. Se débattant encore. Légèrement. Coincée par sa position. Pas à dire, le hogtied est une chose merveilleuse.
 
Toujours en maintenant ce sein, jouant avec le téton, j'ai plié une jambe sur le bas de son dos, afin qu'elle soit exactement immobile, et j'ai commencé à lui donner une fessée, régulière, ample, généreuse.
 
Je lui ai dit :
- Je vais te laisser attachée. Comme tu l'es maintenant. Et puis plus encore, tout à l'heure, je te mettrai un collier, et puis une chaîne.
Peut-être même que je t'enfermerai dans la grande cage que tu as vue en bas. Parce que tu sais, ce n'est pas une cage pour les animaux....
 
Elle a commencé à crier, gémir de saisissement à l'idée de tout ce que je lui disais. Je la sentais malgré elle, imaginer ce que j'avais annoncé.
Et sa révolte a repris le dessus, j'entendais et je l'ai écouté quelques secondes, tempêté, exprimer colère, crainte, honte, et autre chose d'indéfinissable. Me disant que si elle continuait, les voisins s'inquièteraient, je suis allée chercher un foulard et l'ai baillonnée avec.
J'ai senti immédiatement une forme de relâchement. Et j'ai repris ma fessée.
En tout cas, si l'envie de se rebiffer la reprenait, ses menaces et colères ne seraient pas entendues et quant à moi, rien ne me dissuadait d'aller jusqu'au bout.
 
J'avais liée mon Andréa, j'aimais terriblement ce tableau, et je l'avais indiscutablement fessée, même si du coup, je ne l'avais pas fait autant que j'en avais eu l'intention.
 
J'avais voulu la mâter, jouer à ce jeu de maîtrise, et ses réactions étaient inestimables. Elle semblait se calmer.
 
- Je vais t'envelopper dans une autre corde, si serrée que chaque veine de ton corps palpitera, que tu sentiras chaque nerf jusqu'à ce qu'il s'endorme enfin, jusqu'à ce que tu apprennes à t'abandonner.
Je vais te prendre autant de fois que j'en ai envie, te détacher juste assez pour te fouetter, te fesser, te faire sentir ton corps malgré toi, entendre ton cri devenir gémissement à travers le foulard qui te baillonne.
Je vais couvrir ton corps de goutelettes de cire, chaque goutte séchant sur ta peau, puis je te fouetterai pour détacher les confettis de cire, rougissant ta peau encore un peu plus.
Je vais pincer tes tétons, puis les lèvres si douces et sensibles, d'ailleurs, peut-être y mettrai-je une chaîne avec un cadenas, que moiseul ouvrirai lorsque j'aurai envie de toi.
Je vais te ligoter et t'emmener, et puis je t'attacherai à un tronc d'arbre, dans une forêt, et je t'y laisserai, jusqu'à ce qu'un chasseur te trouve.
 
Elle avait totalement cessé de lutter. Je la regardais, ses yeux étaient immensément écarquillés, elle avait les joues rouges, peut-être à cause du foulard, ne sachant prendre un souffle régulier, et elle était superbe dans ces expressions diverses que son visage exprimait.
 
Doucement, je l'ai soulevée pour la placer sur le côté, et j'ai giflé légèrement ses seins.
 
- Je vais te poser un collier que tu ne pourras plus ôter. Je t'y attacherai à un anneau. Peut-être durant des jours. Je vais te suspendre, jambes écartées, et je te flagellerai intimement jusqu'à ce que ton bouton soit gonflé et que ce magnifique endroit soit rose cerise.
 
Elle ne disait plus rien. Ecoutant. Reniflant. Oubliant de lutter. J'ai continué à lui raconter tout ce que je lui ferais, ronronnant à son oreille, pendant que mes mains glissaient le long de sa hanche, de son dos, de ses cuisses serrées.
 
- Je vais te mettre dans un colis et t'envoyer par la poste à ma propre adresse.Combien cela prendra-t-il pour que le colis me soit retourné afin que je puisse inventer d'autres douces tortures ?
Je vais t'attacher à ce lit et faire venir un ou deux hommes et tu ne sauras plus lequel te fait quoi.
Je vais faire tout cela et tu n'y pourras rien.
 
Elle s'est mise à secouer la tête, a recommencé à se remuer en tous sens, et je voyais le doute dans ses yeux. J'ai giflé à nouveau ses deux seins, pas trop fort. Et puis je suis allé chercher une autre corde, pour lier chacun des globes séparément. Je les voulais pourpres.
.... .... ... ...
 
- Qu'est-ce qui semble t'exciter autant ?
Elle souriait en me disant cela, un peu étonnée, attendant ma réponse.
Le soleil du matin m'éblouissant, je me suis tourné vers elle. Sous les draps, une de mains s'est posée sur la preuve de mon excitation, qu'elle a prise à pleine main, s'amusant avec, frottant doucement, remontant, descendant.
Elle a cherché mes lèvres furtivement, puis se serrant davantage contre moi, a repris sa caresse d'une manière plus précise, plus attentive.
 
- Je voulais aller acheter le journal et le pain mais là.... heu.. je suis un peu curieuse..
 
J'ai fermé les yeux, me laissant porter par sa caresse sur mon érection. Un magnifique début de dimanche. Je lui ai dit :
- Un jour, très bientôt, nous allons avoir une petite conversation.
 
Elle a cessé de me caresser, me regardant autrement. Questionnante.
 
- Ne t'inquiète pas Andréa... Rien de grave. Juste une petite conversation.
Et puis, jetant un oeil sur la forme de mon érection visible, j'ai ajouté :
- Une chose est sûre... Tu es totalement responsable de tout cela....
 
Elle a souri, puis a repris sa caresse, sensuelle, douce. Si bonne.
 
J'ai fermé les yeux à nouveau et j'ai pensé :
 
Un jour..... Oh oui.. Un jour.... Je dirais :
- Pose cette feuille Andréa.
Elle me regarderait, je verrais la lumière du soleil à travers ses cheveux blonds. Ses yeux noisette mettraient un moment à s'apercevoir que j'aurais quelque chose dans la main.
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /2007 07:50

Je continue la découverte de Pierre Louÿs, cet auteur fabuleux par la modernité de son ton.

Je lis actuellement l'un de ses romans "Trois filles de leur mère". Je vous en reparlerai.

Voici, dans un autre registre, un de ses poèmes.

Les soeurs incestueuses


Les mêmes cheveux bruns emmêlés et la même
Bouche, et les mêmes yeux châtains. Ce sont deux soeurs.
Au fond des longs draps glacés, leurs ventres suceurs
Se cherchent, et les baisers chuchotent : Je t'aime.

Les mains suivent les flancs marqués par le corset,
Creusent les reins, se crispent aux fesses, reviennent
Aux épaules, dont les danseuses se souviennent,
Puis aux seins qu'un busc obscène et cruel corsait.

Le regard fureteur le long du corps s'occupe
A connaître la peau honteuse que la jupe
Cache le jour, comme un ciboire sous le lin,

Et ces deux corps, issus d'un même corps de mère,
S'unissent avec un enlacement câlin,
Par leurs sexes brûlants, frangés d'écume amère.

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /2007 07:45

Extrait d'un recueil de nouvelles erotiques de Françoise Simpère "Des désirs et des hommes".

Un exemple des nombreux  fantasmes que peut inspirer la religion... (objet d'un prochain article sur les Jeux Erotiques ??)

 

"Elle ne put retenir un cri de surprise : Il avait revêtu une soutane de son oncle et cet habit lui conférait un air austère qui le rendait presque étranger.
- "C'est fou ce que ça te change, j'en suis impressionnée. Bonjour mon père fit-elle en esquissant une révérence.
- Mon enfant, réplica-t-il sans sourire, la rumeur prétend que tu es une pécheresse. (…) Mon enfant, as-tu de mauvaises pensées ?
- De mauvaises pensées mon père ?
- Commets-tu le péché d'impureté en actes ou en pensées ?
- Mon père, je ne comprends pas. Expliquez-moi."
Il prit entre deux doigts le bout d'un de ses seins et le malaxa doucement, puis plus fort en le sentant durcir et s'ériger. Sous la caresse, elle ne pu réprimer un frisson. Le faux prêtre lui donna aussitôt une tape sur les fesses : "tu as ressenti du plaisir n'est-ce pas ?
- Oui mon père.
- Malheureuse ! Le plaisir de la chair est un péché, et tu mérites d'être punie."
Il allongea à nouveau le bras, lui assena deux autres claques plus fortes, qui lui chauffèrent la peau. Elle sursauta, furieuse, prête à s'insurger contre ce jeu idiot, mais le trouble l'emporta : elle avait envie de continuer, de voir jusqu'où irait son amant, jusqu'où elle le suivrait. Il se pencha sur sa poitrine, prit la pointe du sein bien dure entre ses lèvres…
"

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /2007 07:35

Nadège nous évoque sensuellement un solo pour femme seule..

Il est tard, mes yeux commencent à se fermer tous seuls. Je décide d’aller me coucher. Je dis au revoir aux dernières personnes avec qui je discute sur msn et puis je fais un dernier passage sur un forum pour voir les deniers messages postés.  
 
Rien de nouveau.  
J’éteins le pc.  
 
Dans ma salle de bain je jette un coup d’œil dans le grand miroir au dessus du meuble où est posé l’évier et celui qui est derrière moi, au dessus de la baignoire.  
 
Il me renvoie l’image d’un visage. Mon visage. Mes yeux sont cernés. Je manque de sommeil. Son absence se lit sur ma figure. Je dors très mal la nuit dans ce lit trop grand et trop froid pour moi toute seule.
 
Je fixe toujours la glace.  
 
Je me demande comment il a fait pour craquer sur moi. Comment un si beau jeune homme peut regarder et porter de l’attention à une demoiselle aussi quelconque et banale que moi.  
 
Un sourire né sur mes lèvres et change mon expression. Je repense à toutes ses belles choses qu’il me dit. Toutes ses choses que tout le monde rêve d’entendre un jour. J’ai tellement de chance de l’avoir. Il est si doux, si attentionné avec moi… J’espère que ce n’est pas un rêve mais bien une agréable et chaleureuse réalité que je partage avec lui.
 
Malgré la fatigue je décide de prendre une douche pour me relaxer et me détendre. J’ai les nerfs en boules, un rien m’agace… Le manque de lui me rend nerveuse et tendue. Ne plus sentir sa présence et ne plus pouvoir le toucher est devenu insupportable!  
 
J’ôte en premier mon pull puis mon tee-shirt et enfin mon soutien gorge. Comme à mon habitude, toujours face au miroir, j’observe mes courbes. Certes pas très généreuse en ce qui concerne ma poitrine mais cela me convient. Libéré de l’emprise de mon sous vêtement je porte mes mains à ces deux petites boules. Je les prends dans mes mains et je les malaxe doucement… C’est si bon. Je sens que mon bas ventre commence à s’éveiller. Je finis ces caresses en passant mes index sur mes auréoles en pinçant mes tétons qui pointent et en les faisant rouler entre mes doigts.  
 
Je jette un autre coup d’œil dans la glace. J’ai déjà meilleure mine. Mes joues rosissent. Je continue de me déshabiller. Mon pantalon et mon string finissent par rejoindre mes autres vêtements au sol.  
 
Me voilà à présent entièrement nue. Les yeux fixés au miroir je dévisage ce corps qu’il me renvoi.  
 
Mon corps.  
Un corps de femme qui a évolué durant ces dernières années.  
Un corps que j’ai eut du mal à accepter.  
A accepter qu’il puisse plaire à des hommes.  
Qu’il puisse donner envie d’être contemplé, touché, voir caressé…  
 
Et puis je me suis fait à cette idée au fil du temps…
J’ai accepté ce que la nature m’avait donné.  
Avec du temps, de la patience et en dépit de mon manque de confiance en moi certain, je me suis appropriée ces formes.
Ce corps
Ce moi.
Ce moi qui va me suivre toute ma vie.
 
Je branche le petit radiateur portable. J’aime quand il fait fort chaud dans la salle de bain. Il renvoit l’air droit sur mon corps dénudé. C’est bon. La différence de température entre le radiateur et la pièce fait encore plus pointer mes petits tétons.
 
Grâce au miroir devant moi je peux voir mon corps réagir. Je prends des couleurs. Mes seins se gonflent. Mon thorax se lève et se rabaisse plus vite qu’avant.
 
Mes yeux se ferment à demi et mes mains partent à la découverte de mon corps. Elles le parcourent tout doucement comme si elles avaient peur de sur quoi elles allaient tomber.

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /2007 08:00
Les p'tits boulots d'été. Claire nous raconte
Claire est embauchée pendant les vacances d’été dans un restaurant près de la mer en tant que serveuse pour payer ses études. Elle a eu du mal à trouver ce travail qu’elle a pourtant beaucoup besoin. Son manque d’expériences lui vaut souvent les réprimandes de son chef. Deux fois de suite, elle est convoquée pour être arrivée en retard le matin, la deuxième semaine, elle renverse un plateau sur une table qui asperge tous les clients de sauce. Pour son patron, c’en est trop, il veut la licencier sur le champ, mais elle lui promet de faire plus attention et de travailler mieux. Elle a vraiment besoin d’argent, et elle a l’air convaincante, son patron décide de lui faire confiance En effet pendant une semaine rien à signaler, mais les petits incidents du début restent marqués et son patron garde un oeil sur elle. Un jour alors qu’elles sont seules au restaurant à la fermeture, l’autre serveuse lui explique que le patron ne vérifie jamais la caisse, et qu’elles peuvent se servir, puis elle prit un billet pour le mettre dans sa poche, pour lui faire voir. Le lendemain, attirée par l’argent dont elle a vraiment besoin en ce moment, elle se sert aussi sans réfléchir d’avantage. Lorsque les deux serveuses quittent le restaurant, leur patron arrive et leur demande de rester cinq minutes pour vérifier la caisse. Claire devient toute pâle il ne tarde pas à trouver l’erreur de caisse, il demande à l’autre serveuse de vider ses poches, elle n’a rien sur elle. C’est là qu’elle comprend que c’est un coup monté entre son patron et sa collègue pour voir si elle serait prête à voler de l’argent. Elle est obligée de déposer, sans discuter, sur la table les billets qu’elle venait de prendre. Son patron lui dit qu’il n’a pas la tête à régler ça, mais de venir un peu plus tôt le lendemain. Elle n’arrive pas à dormir de la nuit, elle est vexée, honteuse et est pratiquement sûre de perdre son travail.
 
Le lendemain matin elle vient voir son patron comme prévu. Elle se prend aussitôt une soufflante comme jamais elle n’a reçu de personne. Il lui rappelle ses retards, ses maladresses au service et maintenant elle vole dans la caisse. Il la réprimande tellement qu’elle n’ose relever la tête et commence à pleurer de honte. Il se calme enfin, et lui signifie que sa lettre de licenciement est prête et qu’il va appeler ses parents pour qu’ils viennent la chercher et leur annoncer que leur fille est une voleuse. Elle n’ose rien dire, elle savait que ça allait sûrement finir comme ça. Avant d’appeler ses parents il lui dit qu’il allait aussi appeler la police pour déposait plainte pour vol, et qu’après ça elle allait avoir beaucoup d’ennuis nettement pour retrouver un travail. Il a prévu qu’elle le supplie de ne pas appeler la police ce qu’elle fit aussitôt. Il la laisse pleurnicher en le suppliant pendant quelques minutes, puis il lui qu’il a une deuxième solution si elle veut qu’il ne dise rien à ses parents ni à la police. Désespérée, elle dit aussitôt qu’elle est d’accord. Son patron lui annonce que se serait une punition dure… elle relève la tête et semble avoir peur de la suite … après quelques instants de silence, il lui annonce qu’elle recevrait deux coups de cannes puis une bonne fessée. Elle ne s’attendait pas à ça et dit aussitôt qu’il était hors de question qu’elle accepte ça à son âge. Tout en prenant son téléphone, il lui dit qu’elle avait le choix. Elle lui demande de raccrocher et de lui laisser le temps de réfléchir, il lui répond, qu’elle a une minute. Elle ne sait pas quoi faire, et lui demande d’annuler le licenciement si elle accepte la punition. Il lui répond que c’est d’accord et il dit de rester après la fermeture, qu’il viendrait la rejoindre.
Toute la journée, elle a une boule dans le ventre, elle a peur, elle se demande comment ça va se passer vu qu’elle n’a jamais reçu de fessée. La journée se termine, elle est maintenant seule dans le restaurant, elle a tout fermé, les lumières sont éteintes, elle est complètement paniquée, elle est prête à s’enfuire, mais elle entend la porte s’ouvrir et les pas de son patron s’approcher de la seule salle éclairée où elle est. Elle ne peut plus faire demi-tour, elle prend une grande inspiration et se dit que c’est un mauvais moment à passer pour éviter les ennuis.
Son patron entre dans la pièce avec un air sévère une tige de bois à la main, ce qui fit frémir Claire :
-          Nous savons tous les deux pourquoi nous sommes là, nous donc n’allons pas perdre de temps et commencer tout de suite. Vous allez vous mettre en position…
Il va chercher une chaise.
-          Vous allez vous courber par-dessus le dossier et tenir les pieds de la chaise, vous écarterez aussi un peu les jambes.
Les yeux pleins de larmes, Claire s’approche de la chaise pour se mettre en position, mais son patron l’arrête.
-          Attendez, je n’ai pas fini ne croyez pas que vous allez vous en tirer comme ça, je vous ais promis une fessée donc avant de commencer enlever votre pantalon et votre culotte, c’est comme ça que les jeunes filles doivent être fessées.
Claire reste bouche bée pendant quelques instants :
-          Mais vous n’allez pas me faire ça... je ne vais pas me déshabiller devant vous… j’ai 19 ans, je ne suis plus une gamine… en plus, j’aurais trop honte… déjà, c’est la première fois que je vais recevoir une fessée, j’ai honte…
-          Vous avez accepté une punition que je vous ai annoncée très dure alors faite ce que je vous dis. Je vous rassure, me faire voir vos fesses, c’est rien à côté de la canne… Aller, déshabillez-vous sans discuter !
Claire à des larmes qui coulent sur ses joues, elle sait qu’elle n’a pas le choix, elle déboutonne son pantacourt noir, descend sa braguette et le laisse tomber à ses chevilles. Elle croise ses deux mains devant elle et attend tête baissée.
-          Je vous ais dit d’enlever votre pantalon pas de l’abaisser alors retirer-le et poser le sur une table.
Claire fait ce que son patron lui dit, elle enlève aussi ses chaussures, elle ne porte plus qu’un débardeur blanc et ses sous-vêtements. Une nouvelle fois elle reste figée sans bouger.
-          Je commence à m’impatienter, je vous ais dit d’enlever votre culotte aussi, alors qu’attendez-vous … que je le fasse !
-          Mais, Monsieur, je porte qu’un string, ça ne changera rien que je l’enlève … mes fesses sont déjà dénudées vous pouvez me donner le fessée comme ça. Je suis trop pudique, si je l’enlève vous verrez non seulement mes fesses mais aussi devant, j’ai déjà assez honte comme ça, ne m’obligeait pas à cette humiliation en plus.
-          Mais, je ne vous laisse pas le choix ! Vous allez m’enlever ce string tout de suite et j’espère que vous aurez honte, ça fait parti de la punition. Aller dépêchez-vous !
Claire n’avait pas le choix, morte de honte elle retire son string en faisant attention que son patron soit derrière elle, puis comme son débardeur est trop court pour la protéger, elle mets ses deux mains devant son sexe. Elle reste ainsi sans bouger, son patron tourne autour d’elle, ses quelques larmes ont fait place à des sanglots.
-          Maintenant, mettez-vous en position !
Elle se courbe au-dessus de la chaise, son patron lui tape entre les cuisses pour qu’elle les écarte comme il lui a demandé, elle fait attention à bien serrer les fesses pour ne pas lui en faire voir d’avantage. Il pose la tige de bois sur ses fesses comme pour prendre ses marques, Claire serre très fort les pieds de la chaise, elle sent la tige s’élever puis elle s’abat aussitôt. Une horrible douleur lui parcours les fesses, elle se relève et se frotte les fesses en sautant d’un pied sur l’autre. Son patron lui dit de se remettre en position. Elle reçoit aussitôt le deuxième coup, beaucoup moins fort, elle reste en position quelques secondes pour souffler, alors que son patron va s’asseoir dans un fauteuil à côté.
-          Bon, voilà pour la canne, approchez-vous pour la fessée maintenant, venez face à moi.
Claire s’approche et se place debout devant lui toujours les mains devant son sexe, honteuse d’être dans cette tenue.
-          Pour la fessée, vous allez vous allonger en travers de mes genoux, je vais vous la donner à la main.
Puis il s’assoit dans le fond du fauteuil, Claire reste immobile elle ne sait pas quoi faire, son patron la regarde de la tête aux pieds, elle est très gênée.
-          Est-ce qu’on peut en finir s’il vous plait, Monsieur.
-          Nous ne sommes pas pressés, je t’accorde quelques minutes de repos avant la fessée. Reste ainsi et mets tes mains sur la tête.
-          Oh non Monsieur, pas ça, je…
-          Ne discutez pas !
Tout en lui hurlant ça, il lui attrape les poignets et lui écarte pour découvrir son sexe entièrement épilé ce qui ne cache rien. Claire se remit à sangloter.
-          Bon, puisque vous n’arrêtez pas de vous plaindre et de ne pas faire ce que je dis, vous allez retirer le reste de vos vêtements, je vais vous donner la fessée complètement nue. En plus de ça, je ne vais pas vous donner le fessée sur mes genoux comme prévu, mais vous vous allongerez sur une table et vous relèverez vos jambes en les écartant le plus possible pour recevoir les claques. Allez-y déshabillez-vous et allongez-vous sur cette table ci sans discuter.
-          Non je regrette, Monsieur … pas comme ça … s’il vous plait…
-          Je vous préviens si dans une minute, vous n’êtes pas allongées sur la table toute nue, je vous donnerai une fessée déculottée devant les clients demain, c’est à vous de choisir.
Claire n’avait plus le choix est voulait en finir le plus vite possible, elle se mit nue et s’allongea sur le dos et écarta les jambes et les relevant. Elle se sentait humiliée dans cette position, avant de commencer la fessée, son patron prit soin de la regarder en insistant sur son sexe. Claire pleurait et suppliait d’en finir au plus vite. Son patron lui donna une dizaine de claques, mais comme il ne trouvait pas la position facile pour la fessée il la retourna et finit de la fesser ainsi. A chaque claque Claire poussait un cri de douleur. Au bout d’un moment, elle le supplia d’arrêter, quand elle a senti que les claques avaient cessé, elle couru vers ses affaires pour se rhabiller.
Avant de la laisser partir son patron lui dit, que la prochaine fois qu’il aurait à la punir, il ne changerait pas de méthode, mais comme elle est très pudique, se sera entièrement nue, et qu’il n’hésiterais pas à le faire même en présence de ses collègues par exemple. Rien que cette pensée lui est insoutenable, et elle s’est juré d’être très rigoureuse dans son travail pour éviter ça.
Elle est ensuite partie du restaurant en pleurant, mais acquitté de tous problèmes.
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Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /2007 08:02

On a peut être retenu de lui que des poésies (un peu ) ennuyeuses apprises au lycée. Mais c'était un bon vivant, sachant apprécier la vie et ses divers plaisirs....

il a veu (vu)
Guignant à travers le feu
De sa Robine recoursée ( retroussé)
La grosse motte retroussée
Et son petit cas barbelu 
D'un jaune ornement crespelu
Dont le fond semblait une rose
Non encore àn demie déclose 
Robine aussi, d'une autre part
De Jacquet guignoit le Tribart 
Qui lui pendait entre les jambes...
Je m'interromps, car ici, nos tourtereaux dissertent 

Robine présente sa demande:
"Je te prie Jacquet, jauche moi 
Et met le grand pieu que je vois
Dedans le rond de ma fossette
Le gaillard ne se fait pas prier:
"Et le bon Jacquet qui l'embroche
fis trépigner tous les Sylvains 
Du dru maniement de ses reins
Morale de l'histoire: incitation à la débauche.

Pierre De Ronsard
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /2007 07:30
Je vous ai entretenu il y a quelques temps d'un livre qui proposait des extraits de textes (plus ou moins érotiques) qui avaient été soumis à le censure en leur temps...
Dans le même ordre d'idée, voici, dans la rubrique "Un peu d'histoire", les problèmes de M.Baudelaire Charles par rappor à l'un de ses recueils les plus célèbres :

En quatrième de couverture :
" Folle dont je suis affolé,
Je te hais autant que je t’aime.
"
Charles Baudelaire
Les Fleurs du mal paraissent en juin 1857 et déchaînent les foudres de la justice, Sont précisément mis en cause six poèmes, parmi les plus sulfureux du recueil, que le procureur impérial Ernest Pinard - déjà en guerre six mois plus tôt contre Madame Bovary - tente de faire interdire au nom de la morale publique.
Baudelaire est condamné, les poèmes censurés.
Commence alors près d’un siècle de purgatoire pour Les Bijoux, Lesbos, Le Léthé, À celle qui est trop gaie, Femmes damnées et Les Métamorphoses du vampire qui devront attendre 1949 pour être officiellement réhabilités.
Loin du scandale et des rumeurs tapageuses d’une cour de justice, ce que révèlent les pièces condamnées, ici rassemblées, c’est le génie d’un poète pris au piège de ses fantasmes. En proie à des fascinations toujours plus noires, Baudelaire repousse les limites de la transgression et plonge dans les profondeurs de l’âme humaine, en quête d’un art absolu.
« Ce que Proust imagine, Baudelaire le voit. »
Philippe Sollers

Le procès des « Fleurs du mal » s’ouvre le 20 août 1857. Il a été précédé, comme c’est souvent et encore le cas, d’un bombardement de presse. Gustave Bourdin, dans « le Figaro » du 5 juillet : « L’odieux y côtoie l’ignoble, le repoussant s’y allie à l’infect. »ça ne suffit pas : nouvelle attaque le 12 juillet dans le même journal, car le ministère de l’Intérieur fait du journalisme et même de la critique littéraire. Il est à noter que Flaubert a été acquitté un peu plus tôt pour « Madame Bovary », mais Flaubert bénéficie d’un bon environnement social. Baudelaire, pas du tout, et d’ailleurs son beau-père, le puissant général Aupick, vient de mourir. La réputation du beau-fils est très mauvaise. Il est à découvert.
L’accusation porte sur l’atteinte à la morale religieuse d’un côté, et sur l’atteinte à la morale publique de l’autre. Atteinte à la morale religieuse : « le Reniement de saint Pierre », « Abel et Caïn », « les Litanies de Satan », « le Vin de l’assassin ». Curieusement, ces pièces ne seront pas condamnées, comme quoi l’époque faiblit déjà sur l’orthodoxie religieuse (presque plus personne n’y croit). En revanche, la morale publique tient encore le coup. Sont donc visés les poèmes suivants : « les Bijoux », « Sed non satiata », « le Léthé », « A celle qui est trop gaie », « le Beau Navire », « A une mendiante rousse », « Lesbos », « Femmes damnées », « les Métamorphoses du vampire ». Plus important que la religion, il y a le mystère de la Femme. Il est en danger.
La condamnation portera sur six poèmes de cette liste, les immortalisant du même coup. La Cour de Cassation réhabilitera Baudelaire le 31 mai 1949. Vous avez bien lu : quatre-vingt-douze ans après, sans parler des désastres de deux guerres mondiales. Ernest Pinard (qui a déjà requis contre Flaubert) défend la morale publique, c’est-à-dire la morale tout court. Son discours est épatant. Jugez-en : « L’homme est toujours plus ou moins infirme, plus ou moins faible, plus ou moins malade, portant d’autant plus le poids de sa chute originelle qu’il veut en douter ou la nier. Si telle est sa nature intime tant qu’elle n’est pas relevée par de mâles efforts et une forte discipline, qui ne sait combien il prendra facilement le goût des frivolités lascives sans se préoccuper de l’enseignement que l’auteur veut y placer. » Notez bien « mâles efforts » et « forte discipline ». La discipline est la force principale des armées. Il y aura beaucoup de mâles français à faire massacrer.
Ernest Pinard, c’est évident, adore faire ce réquisitoire. On peut supposer que, la veille, il a lu ces poèmes osés à Mme Pinard. On entend celle-ci : « Arrête ces cochonneries, Ernest ! » C’est tout émoustillé par cette chaude soirée que monsieur le substitut arrive à l’audience. Là, il se déchaîne, il récrit les poèmes, il les résume en faisant saillir, dans son style, les sujets scabreux. Dans « le Léthé », il voit « une vierge folle dont la jupe et la gorge aiguë aux bouts charmants versent le Léthé ». Pourquoi « vierge folle » ? On n’en sait rien, mais l’expression ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd, ce sera Rimbaud (qui a 3 ans à l’époque) dans « Une saison en enfer ». Dans « les Bijoux », Pinard voit une « femme nue, essayant des poses devant son amant fasciné » (a-t-il demandé ce service à Mme Pinard ? C’est probable). « Les Métamorphoses du vampire », surtout, l’inspirent. Il voit une « femme vampire étouffant un homme en ses bras veloutés, abandonnant aux morsures son buste sur les matelas qui se pâment d’émoi, au point que les anges impuissants se damneraient pour elle ». Bien entendu, tous ces mots se trouvent dans le poème, mais une fois transcrits par Pinard ils deviennent des clichés piteux. Des bras « veloutés » ? Mais non, Baudelaire a écrit « redoutés ». Mme Pinard avait peut-être des bras un peu veloutés, mais devait cacher avec circonspection sa nature de vampire.
Nous rions de Pinard, et nous avons tort. De même que les vampires se métamorphosent, la censure se déplace, se rhabille, se grime, change apparemment de but, mais conserve la même structure. Je me fais fort, aujourd’hui, de rendre les poèmes de Baudelaire scandaleux ou insignifiants pour des professionnels de la publicité, du porno, de l’Audimat, des conseils d’administration, des marchés financiers. Ils sont trop compliqués, ces poèmes, élitistes, contraires aux gay and lesbian studies, on peut même y discerner une vieille composante religieuse malsaine. Le Mal avec une majuscule est intolérable, et je me demande même s’il n’y a pas dans ces élucubrations une atteinte à la bonne morale laïque, ou plus exactement des propositions métaphysiques insensées. La sexualité est saine, épanouie, obligatoire, rentable. De quoi nous parle cet aristocrate pervers ? Baudelaire n’a aucun succès aux Etats-Unis, c’est prouvable.
En réalité, il s’agit de poésie, donc de musique, donc de complexité physique, donc d’intelligence, donc de désir, donc d’érotisme impossible à vulgariser. Quand Baudelaire, dans « Lesbos », parle de « baisers chauds comme les soleils » ou « frais comme les pastèques », de baisers qui sont « comme les cascades », « orageux et secrets, fourmillants et profonds », j’ai, ou je n’ai pas, l’expérience personnelle de ces féeries de bouche. Des « filles aux yeux creux, de leur corps amoureuses » ? Baudelaire les a rencontrées. Il sait quelque chose de l’autre sexe replié sur lui-même, et c’est là sa découverte, son extraordinaire nouveauté : « Car Lesbos entre tous m’a choisi sur la terre / Pour chanter le secret de ses vierges en fleurs, / Et je fus dès l’enfance admis au noir mystère / Des rires effrénés mêlés aux sombres pleurs. »
Le premier titre des « Fleurs du mal » (après celui des « Limbes » vite abandonné) était « les Lesbiennes ». Le mot n’avait pas encore de connotation sexuelle marquée. On disait « tribades » (c’est d’ailleurs le terme que Pinard emploie à l’audience). Mais on sait que Proust était plus qu’intrigué par Baudelaire, et qu’au fond il ne voulait pas admettre son hétérosexualité spéciale. A l’ombre des jeunes filles en fleurs ? Les voici. Elles protègent un « noir mystère », et Baudelaire a été choisi pour le chanter, ce qui est éminemment condamnable. Un mystère doit le rester, surtout s’il est « noir ». Mais Baudelaire, ici, se dit le continuateur de l’admirable poésie de Sapho, et donc d’Aphrodite. « Mère des jeux latins et des voluptés grecques ». Aphrodite ou Vénus ? Aphrodite, Sapho. La « mâle Sapho » est à la fois « l’amante et le poète » : « Plus belle que Vénus se dressant sur le monde [...] / Sur le vieil Océan de sa fille enchanté. »
Baudelaire affirme quelque chose de très précis : jusqu’à lui, tout le monde s’est trompé sur Vénus et ses alentours, alors que lui, dès l’enfance, est entré dans le « noir mystère », dont personne, au fond, ne veut entendre parler. Il ne s’agit pas seulement de « lesbiennes », même si (voir Proust) c’est de ce côté-là que quelque chose résiste et peut s’éclairer. Ce que Proust imagine, Baudelaire le voit. Le narrateur de la « Recherche » passe son temps à essayer de pénétrer dans le « noir mystère », objet de sa jalousie. Peu importe, ici, que l’homosexualité féminine soit un déguisement de la masculine, c’est elle qui attire le récit, le charge, le fait brûler. Dans une conversation avec Gide, Proust va même jusqu’à dire que Baudelaire devait être lui-même homosexuel. Eh non ! Il est ce très étrange hétérosexuel admis au « noir mystère ».
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Samedi 14 avril 2007 6 14 /04 /2007 07:58
Cela remonte à deux ans. Je commençais mes études, je n’avais pas encore rencontré ce merveilleux petit écureuil sauvage qui deviendrait ma bien aimée et je me sentais … vraiment très seul.

Je m’étais entouré d’amis aussi peu recommandables que possible : des ivrognes, des asociaux, des hallucinés … un peu poètes, un peu rêveurs et un peu pervers … bref, je me sentais vraiment comme eux. Et puis il y avait Aurélie.

Aurélie était à nos yeux une déesse de la luxure. Sans être anatomiquement plus belle qu’une autre, elle dégageait une telle aura de perversion qu’elle nous obsédait tous. De taille moyenne, elle était tout en formes rondes et arrogantes, avec un visage parfois sage et soumis, et parfois brutal et carnassier, son langage passant allègrement du registre de la jeune fille bien élevée à une crudité qui faisait pâlir même les plus dépravés d’entre nous. Et surtout, toujours une immense sincérité dans ses actions.

Nous nous étions réunis un soir chez notre ami Jules, dans son superbe appartement richement décoré de voiles rouge, de posters évoquant des images de films gores ou pornographiques, de quelques écrits et dessins personnels et de quelques objets dont je ne préciserais pas la nature. Il y avait David, dit « boulettor », un halluciné notoire ; Jacky, dit « Jack Daniel's », du nom d’une marque de Whisky ; « papy », qui contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser était un jeune homme, fossoyeur de son état, au charme très British et à l'humour cynique et morbide (son métier n’avait rien arrangé de ce point de vue ...) ; Aurélie ; moi-même ; et Jules, dont la description tient en cette phrase : « Déchet-né, pour rien, contre tous ».

Tandis que certains d’entre nous s’occupaient de la boisson, Jules se chargeait de la musique (il avait une grande passion pour le « death metal ») et moi de l’aspect visuel avec une vidéo para-pornographique sur l’infantilisme : Vous savez, ce jeu qui consiste, pour des adultes, à se conduire comme des bambins pour se faire langer, cageoler et fesser par de gentilles nounous. Selon la manière dont c’est réalisé, cela peut-être très mignon, très tendre … ou tout à fait écoeurant comme c’était le cas cette fois.

Je ne savais pas encore que la soirée allait dégénèrer et n’en avait eu qu’une vague idée quand, tout en regardant le film, Aurélie avait déclaré être, elle aussi, une vilaine petite bambine qui méritait une grosse punition. Mais nous n’allions pas la satisfaire tout de suite …
La tournure qu'allaient prendre les événement est devenue tout à fait claire quand Aurélie, mise au défi de faire une certaine chose et s'apprêtant à relever le défi sous nos protestations dégouttées, déclara : « Oh mais ça va ! Je me rincerais la bouche avant de vous sucer ! Qu’est ce que c’ est que ces petites natures …»

Quelques minutes plus tard, avant d’avoir compris ce qui lui arrivait, Jules se retrouvait debout dos au mur, son pantalon aux chevilles, tandis qu’Aurélie, à genoux devant lui, le prenait en bouche et l’obligeait à faire une description de son ex-petite amie dans les moindres détails, menaçant d’arrêter ou de le mordre chaque fois qu’il s’interrompait. Le pauvre ne savait plus où se mettre.

Bien sûr, d’autres l’ont rejoint, ce qui m’ a permis de vérifier entre autres que notre ami papy le croque-mort était finalement bien vivant. Aurélie était toute heureuse : « Cinq bites pour moi toute seule, dites-donc ! ». Mais elle a fini par réclamer que nous la stimulions à notre tour. Comme sa bouche n’était pas assez grande pour nous tous, nous pouvions nous relayer. Je me suis donc retrouvé derrière-elle, à caresser son magnifique joufflu que je dénudai avec plaisir tandis qu’elle oeuvrait toujours. J’usais de tout la virtuosité dont mes mains et ma langue étaient capables, caressant toute la surface des fesses, malaxant les chairs, promenant ma langue sur cette peau que je mordais ensuite avec avidité, plongeant un doigt après l’autre dans sa motte ruisselante de plaisir, l’obligeant même parfois à s’interrompre dans ses œuvres pour pousser quelques râles de plaisir passionné … Bref, je passais un moment formidable jusqu’à ce qu’une caresse un peu trop osé me vale un « Hè ! Laisse mon trou du cul tranquille ! » qui me fit perdre un peu de mes moyens.

Tandis que je me relevai, une sale idée germa dans mon esprit tordu. Retirant ma ceinture et la pliant en deux je lui dis sur le ton de la conversation : « Au fait, tu aimes toujours autant les sensations fortes ?… ».

Elle répondit que oui, effectivement.

Elle n’était pas fragile et se serait sentie dévaluée si je l’avais ménagée. Aussi le premier coup de ceinture lui laissa une marque très nette en travers de la fesse droite. Le deuxième, presque vertical, la toucha en plein milieu du fessier, effleurant ses lèvres vaginales et la faisant sauter sur les genoux, l'obligeant à interrompre un instant sa caresse buccale. Mais immédiatement elle se remit en position, croupe tendue, saillante, pour recevoir encore dix fois la morsure du cuir. Deux autres larrons m’ont alors rejoint, ôtant eux aussi leurs ceintures. Commença alors la fessée à trois lanières. Je retenais mes coups, pensant que ce serait trop pour elle, mais elle en demandait encore, toujours plus … que ça brûle plus fort, comme une fournaise ! Et nous l’avons fouetté de la sorte jusqu’à ce que la rougeur de ses fesses soit telle que je me mis à craindre de la voir saigner. Pour finir, je posai la main sur l'une de ses fesses. Jamais je n’avais touché une peau si chaude. Je me mis à lécher de nouveau cette chair ardente, avec bien plus de fougue que la première fois, dévorant son sexe au passage et m’inondant de ce jus de femme qui me rendait fou. J’avais envie d’elle comme jamais je n’avais eu envie d’une femme, et je l’aurais voulu pour moi seul.

Bien sur, les boites de préservatifs se vidèrent ensuite en un clin-d’œil, et Aurélie se déchaîna sur nous (et non l’inverse, je l’avoue humblement) telle une ogresse insatiable, jusqu’à l'épuisement. Les spectateurs encourageaient les acteurs en leurs marquant le dos à coups de ceintures avant de prendre leur place …

Pour finir, je donnais à Aurélie, par simple respect des traditions, une dernière petite fessée manuelle, en position disciplinaire.

Quelques mois plus tard, je rencontrais une jeune fille merveilleuse qui me faisait redécouvrir entre autres choses le plaisir de la tendresse, de la poésie, de la folie douce et de cette chose étrange que j’avais toujours méprisé jusque là et que l’on nomme le romantisme. Cette « nuit du diable » fut ma dernière. Je n’en ai pas honte, je n'en regrette pas le moindre détail, mais tant que mon petit écureuil sera là je ne me livrerai plus à ce genre de débauches.
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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