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Littérature érotique

Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /2007 07:58

La confession d'Alice (2/2)

... Par exemple, je me souviens qu'une fois, il m'avait annoncé une mesure corrective. C'est très rare, cela s'est produit peut-être deux fois en dix ans. Il a juste énoncé les raisons, puis l'heure de la correction. Froid, sec, sans appel. Le genre «dernier avis avant saisie». Je l'avais rarement vu aussi sérieux. J'en fus si troublée qu'au lieu de faire fesses basses, j'ai involontairement attisé, exigeant des explications, cherchant à en donner sans savoir, ce qui m’enfonçait davantage. Il était implacable : "Je ne VEUX plus entendre parler de ceci avant la correction". Alors, de rage, et courant de grands risques, je lui ai lancé :

- Ne t'avise pas de prendre cette mesure inique ! Sinon.. sinon... je te ferai un nawashigeri !
Il est important d'ajouter que mon insolence est réduite. Parce que le nawashigeri, je ne lui ai pas fait. Pas eu le temps.
Par contre, je l’ai reçu.
A noël, il y a eu une petite fête entre amis. Une soirée très classe et sympathique. Que des gens bien. J'avais très envie de lui faire plaisir, de lui offrir quelque chose d'original. Lui témoigner mes sentiments, mon amour. Et je dois dire, mon admiration.
J'avais mis dans la confidence deux amies, invitées à la soirée, sans leur révéler bien sûr la teneur du présent. Je les sentais très intriguées par mon idée, et même, elles étaient un peu jalouses parce que je faisais preuve d’originalité.
Nous étions assis au salon, tous les six, et je ne me souviens plus laquelle m'a demandé, très enthousiaste, d'offrir mon cadeau particulier.
J'ai regardé mon époux, je le sentais déjà un peu ému, et j'ai annoncé qu'il s'agissait de la chanson La vie en rose. Ils se sont tous exclamés. C'était la fête. Alors, je me suis lancée :
Quand il me fait toute chose
Et même des ecchymoses
Je vois la vie en rose
Quand ses mains sont virtuoses
Mes fesses n'sont plus moroses
Et j'en connais la cauôôse.
Je voulais chanter la suite, mais à cet instant j'ai remarqué que les hommes dans la pièce étaient bouche bée, et mon époux si bouleversé qu'il en avalé de travers son café. Les amies présentes étaient les seules à sourire, béâtes et rêveuses.
C'est l'une des rares fois, avec celle de la famille de castors, où il a dit ensuite que cette bêtise-là, il la mettait de côté parce que je cite, ça vaut sa volée de cacahuètes, ça fait partie des comptes que l'on règle avec intérêt à la hausse.
Et de temps en temps, il me rappelle lesdites bêtises, histoire de me faire savoir qu’il n’est pas frappé d’amnésie.
Enfin pour le cadeau de Noël, il s'est lancé dans une analyse de taux préférentiels et rectificateurs, de calcul exponentiel etc.. mais je voulais juste lui faire une surprise. Si mes surprises aussi sont des bêtises, alors vraiment.
C'est par acquit de conscience que je la verse au dossier de ma dissertation. Le jury évaluera parce que j'avoue n'y comprendre rien. D'autant que je ne chante pas faux, bien au contraire.
Ceci me fait penser qu'il est peut-être important de dire que mon mari est de Saint Surger, une petite ville gracieuse entourée d'une forêt, l'un des derniers endroits paisibles de ce monde de fous. Lorsque nous y allons en vacances, mon époux ne fait rien. Il ne fait rien qu'à Saint Surger. Ceci peut expliquer cela.
C'est pour toutes ces raisons, et pour toutes celles que j'ai oubliées, que je demande que l'exécuteur me punisse avec la sévérité que mes bêtises méritent. Et moi aussi par la même occasion. Car je n'ai pas envie de me soustraire à une juste punition et même, je souhaite du fond de mon coeur qu'elle soit rudement exemplaire.
Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée : En parlant de ceinture, autant vous dire ce que je crains puisqu'il s'agit d'une sanction qui aurait valeur d'exemplarité. Alors si l'idée vous prend, le jour de la punition, de mettre des bretelles plutôt qu'une ceinture, je vous en prie, ne vous brimez pas, mettez des bretelles. Cela m'épargnera une anxiété.
Main froide, coeur chaud : Je vous en prie, relisez la formule, les dictons ont du bon. Je préfère nettement un exécuteur au coeur chaud, cela résonne comme indulgence, et puis qu'il ait les mains froides serait un baume sur mes fesses rougies par le soleil de l'exemplarité.
A l'oeuvre on reconnaît l'ouvrier : Je ne peux être plus humble et je ne puis montrer plus de bonne volonté qu'en confiant les détails matériels de la correction au maître d'oeuvre, et à son corps..de métier. Je pense que je ne suis pas en mesure, très honnêtement, de répartir les instruments sur le chantier, je crains que ça fasse gravas et aggrave mon cas.
Abondance de biens ne nuit pas : Dans la mesure où je reconnais, dans la mesure où j'ai avoué moi-même et toute seule, je pense que vous devriez faire acte de générosité, ce sans vouloir vous conseiller puisque je ne suis pas dans une bonne position pour le faire. En attendant que ce soit vous qui me mettiez dans la bonne, de position. Mais mes aveux ne méritent-ils pas récompense.. Pensez-y.
Avoir des mains en or : Voilà qui n'est pas donné à tout le monde. Si vous avez quelque difficulté au moment crucial, ou quelque émotion, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Pas du tout. Si votre poignet faiblit, je suis même prête à prendre une posture qui vous simplifiera l'ouvrage. N'importe quoi fera l'affaire : une table, une chaise, un lit, un fauteuil. Il suffit de passer à Ikéa juste avant. Vous me dites le jour qui vous arrange.
De deux maux il faut choisir le moindre : Voilà qui requiert la capacité de savoir compter au minimum jusqu'à deux. Là encore, si cela vous pose le moindre souci, nous pouvons vous et moi faire de sorte que le compte soit facile. J'ai quelque facilité avec les chiffres, je suis même réputée pour cela, sans me vanter. Nous finirons bien par trouver un chiffre qui fera le consensus.
Hormis le 13 parce que je suis superstitieuse : ni 7, c'est le chiffre des nains de Blanche Neige, et je n'aime pas cette couleur : ni 2, c'est mesquin : ni 9, on peut le confondre avec 6 si on est dyslexique ; idem pour 6 pour la même raison ; ni 8, c'est un chiffre pair et mes fesses sont parfaites donc asymétriques. Je vois qu'il ne reste plus beaucoup de chiffres. Il vous faudra imaginer. Cela va vous rendre les choses compliquées.
Mais une punition exemplaire est forcément difficile à imaginer. Je viens à l’instant et par hasard de trouver un autre dicton : A l’impossible nul n'est tenu. Et comme qui veut.. peut, je laisse entre vos mains le soin d’en décider. Je vous conjure de ne pas considérer mes propos comme un défi. Je vous murmure humblement :
Je m’en remets entre vos mains.
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /2007 03:06
Fabienne
 
Il était maintenant plus de minuit peut être. Cela faisait un bon moment que Fabienne n’était plus Fabienne, mais une esclave. Eric la voyait sur le lit, nue, les larmes coulaient sous le masque couvrant ses yeux, la bouche bloquée par un bâillon dont les lanières en cuir lui enserraient la nuque, la joue posée sur le drap blanc, un énorme collier de cuir au cou. Elle était en boule, chevilles et poignets étroitement liés par un filin en polyamide, mais cuisses ouvertes, sexe offert. Quelques instants avant, son corps avait été cravaché, zebré à l’image de ses fesses, par des stries violettes et boursouflées.
Le cravachage avait été long, méthodique, d’abord le côté pile, attachée solidement en croix, poignets liés et chevilles liées par de grosses cordes aux montants du lit. Le dos, à la hauteur des omoplates, puis lentement, avec un rythme variable et cinglant, la cravache était descendue jusqu’au niveau de ses fesses. Celles-ci avaient été particulièrement soignées. A quatre endroits, la chair avait explosé sous la violence des coups. Et ainsi de suite, jusqu’à la plante des pieds.Là, chaque pied, avait été baptisé de la meilleure des façons. Puis elle avait été retournée, et à nouveau solidement attachée, et, chaque coup sur le côté face, lui avait arraché une larme. Chacun de ses tétons avait été baptisé sèchement, puis on s’était attaqué à son entrecuisse de façon calme et précise.
Juste assez fort, pour qu’elle ait la trouille, pour qu’elle sente qu’elle n’était qu’un objet sur lequel on prenait plaisir à frapper. Plus elle geignait, plus le plaisir était violent pour elle. C’était la première fois. Bien sur, pas la première fois que Fabienne s’apprêtait à passer la nuit avec un mec, mais cette soirée s’annonçait spéciale, et à 25 ans, il lui fallait du courage. En quelque sorte, c’était son pucelage mental, qu’elle allait perdre. Il faisait froid en ce soir de décembre, quelque part, loin de chez elle, sur les bords de Loire, dans la plaine du Forez. Grenoble, Lyon, Saint Etienne, et puis Feurs, un trou perdu. A dix-neuf heures précises, elle sonnerait au bas de l’ immeuble.Dans sa petite 106 verte, elle vérifiait et rectifiait sa tenue, sa chevelure, son maquillage.Un maquillage très léger, juste un rose pale aux lèvres, une chevelure longue souple, soyeuse, blonde, des petits escarpins noirs et vernis, des bas résilles, une petite jupe noire plutôt moulante, un petit manteau noir et rien d’autre.
Pas de pull, de soutien gorge et surtout pas de slip. Quand d’un geste elle sonna à l’interphone, son cœur avait bondi.Le rythme n’avait fait que s’accélérer jusqu’a ce que la porte se fut ouverte. Un frisson dans l’ascenseur, pourvu que la dame au caniche ne devine pas sa situation.Là voilà dans l’appartement. Là, un homme de grande taille, simplement vêtu d’un pantalon de cuir ouvert sur le devant, le martinet à la main. Sur une invitation, elle pénétra sans mot dire, puis comme convenu, enleva son manteau et s’agenouilla dans le sombre couloir d’entrée de l’appartement. Elle n’était plus qu’une vache qu’un maquignon examinait. On la palpait, on lui forçait la bouche, on lui doigtait le cul et le sexe, on la caressait, on lui tirait les tétines.

- « Fabienne tu as une gueule d’ange, s’exclama Eric en lui tirant la nuque en arrière. On dit que les anges font les meilleures salopes, tu vas devoir me le prouver, dit-il en lui flattant doucement la joue avec sa main gauche. Si je prend en compte uniquement le physique, tu as tout pour me le prouver et tu le sais. Tu as un visage pur, sur lequel j’aurais plaisir à voir des larmes, des seins bien rond, qui semblent bien tenir dans ma main, un très beau cul qui le sera encore plus après un « travail », un sexe étroit mais bien humide, le ventre plat. Tes aptitudes sont excellentes insistât-il en lui pressant les deux seins, maintenant il va falloir tester ton mental. Tu es sportive, tu cours sur de longues distances, je n’ai aucun souci pour ta résistance physique, ta résistance au mal ».

Eric se positionna derrière elle, et a deux mains se saisit de son cou. Un frottement de cuir, une boucle de fer que l’on referme. Pour la première fois, elle était mise en laisse. Sur le collier, il y avait inscrit « Bête à plaisir ». Désormais ce serait son nom, au moins pour ce soir. Eric la traîna, jusqu’au pied du lit et là une fois attachée, lui lança le simple ordre :

-« Suce ! ».

Et elle suça, s’appliquant à faire gonfler ce dard, agenouillée devant ce lit au matelas si moelleux. C’est devant ce lit qu’elle fut taraudée pour la première fois par le sexe de son maître…En levrette, elle fut prise, véritablement, prise sans ménagement. Une grosse queue encapuchonnée la malmenait… Jouissance brutale… Puis une sensation froide. Un doigt lui fourrait un liquide frais, épais et visqueux dans les reins. Un sexe que l’on appuie contre l’œillet de son cul, et celui-ci qui s’ouvre sous la poussée. Une pénétration douce, lente, profonde puis un viol sauvage et une sensation : n’être qu’un trou. Le temps de reprendre son souffle et l’homme s’assit sur le rebord du lit. Là, sa main droite s’attarda sur la nuque de la fraîche jeune fille de 25 ans en découverte de l’état de soumission.
De longs cheveux blonds, soyeux, un jour il jouirait dans cette chevelure. Le visage de Fabienne n’exprimait que beauté, douceur, naturel, sourire. Devant cela, il se mit à rêver d’un possession totale, d’un contrat solide, pas un truc de fantasmeur, un vrai truc devant un juge ou un maire. Du vrai du réel, quoi ! On verra bien l’évolution, mais Fabienne semblait pleine des qualités qu’il recherchait chez une femme, bien sur la soumission avec un brin de masochisme, mais aussi de la simplicité, de l’intelligence, de la volonté, de la tendresse. Fabienne l’intéressait et le plus dur était de ne pas trop le montrer.

« Lève toi et enlève moi toutes tes nippes, dit il après l’avoir détachée du pied de lit, après tu t’étendras sur le lit.»

Là ce ne fut plus que caresses. Des mains d’homme, qui donnait du plaisir à une femme, c’était simple. Elle n’était plus qu’un corps vibrant, jouissant. Des mains qui montaient, pétrissait son corps, comme de la pâte à pain. D’ailleurs , elle avait déjà deux jolies miches que le boulanger d’un soir travaillait avec délectation, pressant, étirant, comprimant. Visiblement il ne se lassait pas des ces beaux joujoux. Quand il les abandonna, ce fut pour glisser plus bas, encore plus bas, là, à l’intersection exacte de ses cuisses, juste en dessous de son pubis nu. Là, il entama une longue et patiente recherche de ses point sensibles. Délicatement, avec subtilité, il la fit jouir et rejouir. Les yeux de Fabienne s’étaient clos et l’on entendait plus que ses gémissements.
C’est à ce moment que, on ne sait trop comment, deux petites pinces en métal s’emparèrent de ses tétons. Le plaisir n’en fut qu’amplifié. Le corps de Fabienne était un terrain de jeu, un objet ludique et de plaisir.Elle était manipulée, retournée, disposée telle un objet. Pendant les quelques instants ou elle fut disposée en levrette, un plug lui avait été enfilé… C’était mignon comme tout. Ils se sentaient bien tous les deux. Même en mangeant, ils avaient continué le jeu, lui assis à table, elle au pied, se nourrissant à même la gamelle. Et puis toujours la main, qui caressait , fouillait.
Elle eut même droit à un dessert, le droit de se caresser devant son maître. Et puis, la vision de la cravache. Emotion, peur, envie. De grosses cordes, un gros bâillon boule, des boules de geisha, bandeau. Douleur, plaisir. Maintenant, elle était en boule sur le lit, bondée… Et Eric lui retirait les boules de geisha… Oui, il avait envie d’elle. Et il la prendrait, le plus longuement possible, et il en jouirait, jusqu’à épuisement. Une fois l’affaire conclue, il la baignera, la lavera, la sèchera.Et elle terminera la nuit, allongée, menottée à un des montants en pin du lit.
 
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /2007 08:02

Un livre "coup de coeur" que je veux vous faire partager : "Planète amoureuse" de Jean-Pierre Bourgeron. Les plus belles poésies (et proses) en matière d'érotisme depuis...la nuit des temps (et même au delà) jusqu'à nos jours.

Un petit extrait ? : (poème summérien qui remonte à...2 600 ans ! !)

"Quant à moi, ma vulve à moi, tertre rebondi
Moi, jouvencelle, qui me labourera ?
Ma vulve, ce terrain humide que je suis,
Moi, reine, qui y mettra ses bœufs de labour."

 

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /2007 08:00

Le Haïku, court poème japonais, peut se décliner de façon érotique. A vous d'essayer, si le corps vous en dit...

Cher soleil
ses jambes sous la robe
ombres de chair


rien ne le rend si grand
qu’une grande douceur
- gland d’automne


elle et lui assis
parlant de mille choses
ne pensant qu’à une           
                                          
ma bouche
butinant ton bouton plus tabou
que ta bouche

jupe volante
juste derrière elle

le Mistral et moi  
                                            
un souffle devant
de plus en plus fort
abandon de soie    
                                                                                                                      
Au petit jour
quelques tâches blanches
bien réelles

 

 

 

 

 

 

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Samedi 27 janvier 2007 6 27 /01 /2007 10:44

Hommage aux formes généreuses avec un petit texte de Jules Romain (avis aux amateurs... dont les commentaires sous les bienvenus...)

Formes copieuses.

Elle se laissa déshabiller entièrement et n'eut pas tort, car sa nudité, une fois que l'on s'était fait à l'idée des formes copieuses, offrait une beauté lourde et excitante, reliée à l'antique idée de la femme de gynécée ou de harem, de la femme qui est tout ensemble coussin vivant, chaleur fondante, abîme voluptueux.

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /2007 09:56
Voici un petit texte (en 2 parties) qui pourrait se classer également dans la cétégorie 'Jeux érotiques" et qui évoque le bondage, la soumission et des jeux très...attachants....                                                                                                   
DES CHOSES TOUTES SIMPLES
Il s'assit sur la chaise, et l'a mise à cheval sur lui, les pieds bien plantés au sol. Et même s'il était habillé, avec sa chemise blanche et nette, elle le sentait aussi tendu qu'elle-même l'était.
Son visage était sérieux et elle était totalement nue.
 
On eut pu penser qu'elle était une sorte d'amazone, prête à partir en guerre sur on ne sait quel cheval si elle n'avait pas eu les mains derrière son cou, les coudes écartés comme il le lui avait posés, juste pour le plaisir de voir saillir ses seins. Il aimait particulièrement cette position lors de leur jeux.
 
Ils étaient amants depuis longtemps et peu à peu, leur relation s'était approfondie, grâce entre autres aux jeux qu'ils affectionnaient particulièrement, lui dominant la situation, elle s'y laissant abandonner autant qu'elle le pouvait. Il aimait décider, lui demander ou lui faire telle ou telle chose, elle apréciait de le faire, de lui obéir et de se laisser conduire.
 
Jursqu'alors, ils avaient seulement eu des jeux assez brefs, presque mondains, faits de lumière tamisée, de caresses sexuelles un peu poussées, de bondage.
Mais cette fois, il lui avait demandé que dès qu'elle entrerait dans la pièce, elle devrait se dévêtir puis s'agenouiller à ses pieds et en entendant ces mots, elle avait senti monter en elle, irrésistiblement, une espèce de frémissement particulier et différent parce que la demande était particulière. Elle s'y était conformée, un peu tremblante.
 
Et là, elle était donc agenouillée devant lui, attendant son plaisir, sachant que ce plaisir serait surprenant, imprévisible, décidé par lui mais lui appartenant à eux.
 
- Regarde-moi.
Il avait dit cela tranquillement. Elle avait levée la tête difficilement étant donné sa position si basse du fait qu'elle était à genoux.
- Tu sais.. Tu es très belle ainsi....
 
Elle rougit malgré elle, aurait voulu sourire ou murmurer un 'merci', elle aurait voulu aussi éviter son regard mais elle s'en abstint parce que les choses étaient claires entre eux et elle n'avait pas la permission de faire cela. Pas aujourd'hui.
A la place elle soupira ,profondément, savourant une espèce de pincement qui lui parcourait le dos.
 
Après l'avoir regardé fixement, elle avança ses mains et défit lentement la ceinture de son pantalon à lui, ouvrit celui-ci et révéla son pénis déjà tendu. Elle avait fort envie de sourire, un sourire d'envie aussi, et émit juste un petit bruit, brûlant du désir de le prendre entre ses lèvres.
Et elle sentit déjà au tréfond d'elle un début d'urgence, de pression. Son sexe se rappela à elle sensiblement.
 
Elle posa une main sur le bras de la chaise pendant que l'autre main prenait le sexe tendu, sans le serrer, les doigts courant autour, lentement, puis enfermant plus fermement, à peine, ce sexe, sa paume descendant et remontant le long de la hampe.
 
- Je t'ai écrit des tas d'histoires, n'est-ce pas... à propos de tout ce que je voudrais te faire vivre, de tout ce que j'aimerais faire de ton corps.
 
Elle l'entendait parler et sa respiration commença à se faire plus rapide,comme si seuls ses mots à lui provoquaient les images dont ils parlaient.
Puis elle s'aperçut qu'elle commençait à avoir du mal à se concentrer sur les mots, qu'elle était un peu débordée déjà par l'envie, de sentir ce sexe la pénétrer par tous ses orifices.
 
- Mais aujourd'hui, je veux que tout soit simple. Pas d'objets vibrants, pas de surprises extravagantes avec des instruments qui te font bondir en tous sens.
 
Elle sourit à ces mots, se souvenant de quelques épisodes affolants.
 
- Ce soir.. Tout va être bien plus simple. Juste une chaise. Quelques cordes et... disons quelques petites surprises.
 
Il a alors planté son regard derrière elle, et elle a failli tourner la tête pour regarder ce qu'il fixait, mais s'est abstenue.
Elle avait de toute manière aperçue, en entrant, une chaise placée presqu'au centre de la pièce, une chaise simple, pas un fauteuil, donc une chaise sans bras, en bois, avec un dos plutôt haut.
Rien de particulier.
En tout cas, rien qui suscite en elle une image particulière et fantaisiste ou même affriolante. Juste un questionnement intérieur, très léger.
 
Mais visiblement lui s'attendait à sa réaction même si elle ne disait rien, et il sourit puis parla pour elle :
- Oui... Tu te dis qu'il n'y a rien de spécialement intéressant... n'est-ce pas .. Et tu as raison. Voyons.. Que pourrions-nous faire de cette chaise si bête? Lève-toi s'il te plaît.
 
Pas de doute. Il avait dit "s'il te plaît" et du reste était toujours très correct avec elle. Mais son ton, sans être impératif, sa voix, sans être haut perché ou coupante, était ferme. Ses mots sans appel.
 
Elle s'est levée lentement, plantant un pied puis replaçant ses mains derrière son cou pour se relever. Elle s'est tenue devant lui et il lui a écarté légèrement ses jambes, suffisamment pour pouvoir apercevoir ses petits endroits secrets. Et puis il a hoché la tête, approuvant ce qu'il voyait. Tout lui convenait et lui plaisait.
 
Il a montré avec sa main.. et a dit : - Par là..
 
Elle s'est retournée et a regardé attentivement la chaise. C'était encore plus absurde qu'au premier regard. Le bois était usé, il y avait un petit coussin jaune qui semblait même plastifié. Il sentit qu'elle était déçue ou indifférente parce qu'elle haussa légèrement les épaules.
 
- Tu n'aimes pas mon choix ?
 
Il avait dit cela délibérément avec un petit ton qui en dit long, et elle pensa que peut-être il utiliserait plus tard la réaction désabusée qu'elle venait d'avoir pour la punir d'on ne sait quoi.
Alors un peu moqueur, il dit :
 
- Bien... Nous allons voir comment nous pourrions rendre cette chaise plus intéressante... Approche-toi.
 
Ce qu'elle fit. Elle se plaça debout près de la chaise, pendant qu'il allait ouvrir la malle près du lit pour en sortir quelque chose qu'elle ne vit pas.
 
- Non. Pas comme cela. Pose toi contre le siège de la chaise. Les jambes le plus près possible. Elle était debout contre la chaise, sentant la fraîcheur du bois à l'intérieur de ses jambes et de ses genoux.
 
Pendant qu'elle s'installait, elle le regarda, il tenait dans sa main une corde.
- Pourquoi me regardes-tu ainsi ? dit-il. Tu ferais mieux d'écarter légèrement tes jambes. Et maintenant, colle-toi le plus possible. Mets ton petit cul au frais contre le bois.
 
Et il l'y aida, de sorte que ses fesses viennent littéralement s'accoler au dossier de la chaise.
Le siège était finalement assez large, et il lui demanda de garder les yeux devant elle, et de ne pas le regarder.
 
- Ecarte les jambes de part et d'autre.
 
Tout était simple. Lent. Délibérément organisé pour l'égarer peu à peu.
Elle fit ce qu'il lui disait. Ecarta les jambes de part et d'autre de la chaise. Assise maintenant profondément contre le dos du siège, le cul collé au dos en bois.
Il passa devant elle volontairement et elle vit la corde. Il resta quelques secondes, comme pour inscrire l'image de la corde en son esprit.
 
- Oui... dit-il comme quelqu'un qui tentait quelque chose ou faisait une simple expérience.. Je pense que ça peut être assez bien finalement... ha oui.. Ca va être très très bien... Il lui mit les mains derrière le siège et elle ne bougea plus, les laissant ainsi placées.
Pourtant, elle sentit que sa position toute entière n'était pas particulièrement confortable. Comme non stable.
 
Elle commençait sérieusement à cesser de faire semblant, et se lassait doucement envahir par toutes sortes de questions, par une sensation présente depuis le début, d'excitation et d'appréhension qui montaient en elle avec une force ascendante parce qu'il avait tout fait pour.
 
Il était face à elle et a souri en approuvant la position générale. Puis il est sorti de son champde vision et elle a senti la corde glisser entre les barreaux de la chaise pour finalement venir s'enrouler autour d'un poignet , plusieurs fois, deux fois, trois puis quatre, puis de l'autre poignet.
 
Il enroulait la corde en partant du poignet puis la glissant entre les barreaux et revenant, il laçait la corde de plus en plus haut, presque jusqu'à chacun de ses coudes. Et très étrangement, cette attachement fut pour elle un délice particulier, inconnu. Etait-ce la lenteur des gestes, la manière d'être attachée ainsi, elle n'aurait pas su le dire.

Mais c'était si bon qu'elle en ferma les yeux.

A suivre .......

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 07:35
La suite...
Puis elle le sentit s'agenouiller devant elle, et il commença à lier chacune de ses chevilles à chaque pied de la chaise, lui faisant plier très légèrement chaque jambe, ce qui ouvrait davantage son intimité à sa vue.
 
Maintenant, chacun de ses membres était attaché solidement à la chaise et le fait qu'il lui ait plié légèrement les jambes faisaient en sorte que ses cuisses soutenaient davantage son poids, ce qui les faisaient légèrement trembler. Elle tenta de s'avancer pour réduire la tension mais sentit alors ses bras tirés de manière inconfortable.
A cet instant, elle sentit qu'il lui glissait une corde plus fine autour de la taille, l'amenant dans le dos du siège, puis revenant.......glisser la corde devant elle. Il la regarda un très court instant, écarta de ses doigts très légèrement ses lèvres intimes, joua quelques secondes avec le clitoris, les grandes lèvres, juste suffisamment pour l'affamer et la frustrer, mais l'excitant déjà bien plus encore, puis écartant les lèvres, il y glissa la corde, qu'il s'amusa à tirer légèrement mais d'un coup, la faisant hoqueter de surprise et de plaisir.
Il disposa lentement, consciencieusement, la cordelette de part et d'autre de son clitoris, laissant ainsi largement écartées les lèvres d'un sexe qui étaient moites.  
Elle sentit son clitoris palpiter. Clairement. Pas assez pour enflammer son désir.
 
Il prit alors la chaise, la soulevant à demi, pour venir l'appuyer contre le mur. Afin qu'elle ne se sente pas déséquilibrée.
Et elle put alors le voir aller fouiller dans la malle, et revenir vers elle avec des pinces reliées par une chaîne très fine. Il tenait également une autre chaîne qu'elle ne connaissait pas, d'autres pinces, différentes.
Il prit un martinet et sans qu'elle eut pu anticiper, la frappa légèrement, ce qui fit jaillir d'elle un gémissement de surprise autant que de plaisir.
Retournant à la malle, il en sortit des boules de geisha reliées à une télécommande.
Elle le regardait faire avec convoitise, appréhension et une anticipation de mois en moins maîtrisable, sentant son sexe se contracter puis se dilater.
Enfin, il revint.. avec un bandeau.
 
Il plongea ses yeux dans les siens, et vit qu'elle avait le regard déjà un peu lointain. Il sourit et juste avant de lui bander les yeux, il la laissa regarder, si elle en avait envie, sa langue venir lui lécher, sucer chaque téton, les faire durcir et pointer davantage, la laissant émettre un son savoureux, surpris et noyé de plaisir, juste avant qu'il ne referme chaque pince sur les pointes de seins, lui arrachant un autre gémissement de surprise douloureuse.
Afin de compenser immédiatement, il a repris sa caresse de langue et de baisers tout autour des pinces, sur les mamelons et chacun des seins, effleurant le contour des seins de ses doigts.
Il a plongé ses yeux dans les siens, elle y vit l'envie et le plaisir. Le leur.
Et lui a bandé les yeux.
 
Elle a lâché un : - Ohhhhhhhh .... de douleur puis d'apaisement..
Il a continué ses caresses, la léchant, la frôlant sur toute la surface de peau libre, le haut des cuisses et l'intérieur, si sensible.
Puis elle l'a senti, délicatement prendre entre ses doigts une de ses lèvres intimes, parcourant d'un autre doigt la partie charnue et déjà gonflée. C'est alors qu'elle l'a senti proche de lui, et soudain il a fouillé sa bouche de sa langue, l'embrassant et enroulant sa langue de la sienne, l'égarant, pendant qu'elle sentait une douleur fulgurante plus bas, sur une de ses lèvres intimes. Elle n'avait jamais vécu cela.
 
Il a ennfoui presque violemment sa langue entre ses lèvres, enroulant sa langue à la sienne, pour couvrir la douleur et la mêler au plaisir, la baillonnant de son baiser qui éclata en elle comme s'il la pénétrait totalement.
Il la ballotait entre plaisir et douleur, en faisant un plaisir particulier, la laissant s'apprivoiser de toutes ses sensations divergentes.
Alors il fit de même, très délicatement, avec l'autre lèvre intime, lui mettant la pince tandis qu'elle rugissait à nouveau sous la douleur qui s'apaisa peu à peu.
 
De nouveau, sa langue à lui vint couvrir son gémissement et verrouiller son cri, la laissant sentir ses points de réveil sensibles mêlés à ses caresses légères, tendres, profondément excitantes et affolantes.
C'est alors qu'elle sentit davantage la palpitation de son sexe, comme si toutes ces caresses atténuaient la douleur pour laisser place à une perte de contrôle absolu.
Il tira très légèrement la chaîne reliant les pinces des tétons en même temps qu'il tirait celle qui pinçaient les lèvres de son sexe. Il le faisait avec espièglerie. Le plaisir devenait inimaginable.
 
Elle ne savait pas si elle souriait ou gémissait. Elle ne savait plus grand chose.
Elle sentit qu'il écartait légèrement la corde glissée au milieu de son sexe, et il y introduisit quelque chose de froid, et elle eut l'impression d'aspirer ces boules comme si elle était assoiffée de frâicheur. Ne lui laissant aucun répit, délibérément, il se glissa derrière elle, et introduisit habilement un doigt dans son passage pourtant bien clos, la submergeant de toutes parts.
 
Elle sentit confusément que quoi qu'elle tente d'anticiper, quoi qu'elle commence à apprivoiser, il provoquait en elle une autre sensation, inattendue, improbable, démulitpliant les précédentes, ou les ravivant.
Une stimulation de plaisir ou de délicieuse douleur d'un côté provoquait presque la même en écho et en vibration de l'autre côté, comme une danse infernale.
 
Tout l'amenait au bord de l'orgasme, jusqu'à le craindre tant la force de ces sensations la submergeaient, dans ce mélange de taquineries, de maux, de caresses et de stimulations.
Si bien attachée fut-elle, elle tentait de s'avancer pour que la corde vienne à frotter sur le clitoris, mais n'y parvenait pas. Elle suffoquait d'envie de venir, de se laisser partir de plaisir inconscient.
 
Elle réalisa alors qu'il avait tout fait en ce sens. L'emmener, la mener, sans cesse, sans arrêt, toujours à la crête et au bord.
Elle gémissait, s'entendit gémir. Puis elle l'entendit qui lui murmurait à l'oreille :
- Ssshhhh... mon petit amour... comment vais-je pouvoir dormir si tu fais tant de bruit ?
 
La terreur la prit. Dormir ? ? Mais combien de temps allait-il la laisser ainsi ?
 
A cet instant, il écarta la corde entre son sexe, retira doucement les boules et y enfouit ses doigts, contournant de son pouce le clitoris exaspéré. Tandis que ses cuisses tremblaient de manière incontrôlé.
Il la délia, retira délicatement chaque pince en la prévenant chaque fois de la douleur à attendre, la léchant dès leur retrait, puis la prit dans ses bras et la posa sur le lit, ne lui laissant que le bandeau, et la pénétra presque soudainement, fortement alors qu'elle était exténuée d'être si affamée de cela, de lui.
Il murmura à son oreille : - "Alors....petit amour... Est-ce que les plaisirs les plus simples ne sont pas les meilleurs ?"
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /2007 07:48

Un livre de saison qui m'accompagne au coucher et au lever... De nombreux auteurs s' essayent à réchauffer ces moments hivernaux à l'aide de Pères Noël coquins et de fantasmes neigeux...

 

Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 08:01
 
 
            Gwenn avait lu beaucoup d’articles sur le bondage, vu beaucoup de photos, Internet avait maintenant une nouvelle utilité pour elle.
 
            En voyant ses femmes bondagées, Gwenn se remémorait sa première expérience, et celles qui suivirent, mais c’est sur l’auto bondage qu’elle s’était arrêtée.
 
            En effet, cela faisait maintenant plusieurs semaines que son amie ne lui rendait plus visite avec son petit sac à dos, son emploi du temps étant trop chargé. Seulement, Gwenn avait maintenant un besoin quasi vital de ressentir la morsure des cordes à travers « son » satin.
 
            Elle avait été dans un sex-shop la veille, pour s’acheter ce dont elle aurait besoin, et surtout ses cordes, mais jamais elle n’oubliera ce passage au sex-shop. Jamais Gwenn n’avait été aussi gênée que ce jour la. 5 cafés, c’est le nombre englouti à la terrasse d’un café en face du sex-shop, avant de sauter le pas.
 
            Une fois à l’intérieur, elle sentait la pigmentation de sa peau changer, elle devait être rouge de honte, elle avait la chair de poule, et n’osait plus bouger.
 
            « Je peux vous aider ?» interrogea une voix féminine derrière elle…
 
            Surprise, mais rassurée de parler à une femme, elle demanda aussitôt ce dont elle avais besoin : Des cordes, mais aussi deux paires de menottes, et deux paires de bracelets.
 
            Tous ses achats de la veille étaient alignés devant elle à même le sol dans son salon, une musique douce s’échappait de sa chaîne Hi-Fi. Gwenn jouait avec l’une de ses cordes, n’osant débuter son auto bondage.
 
            Il serait simple la première fois, simple, mais bon. Doucement, elle entreprit de s’attacher les chevilles, prenant soin de lier en même temps sa longue nuisette satinée. Une fois ses pieds liés, et selon le texte expliquant un auto bondage, Gwenn liait ensuite ses jambes, juste au dessus des genoux, elle serrait bien les cordes, de façon à bien ressentir son impuissance une fois liée. Puis ce fut au tour de sa poitrine, quelques photos venaient soutenir le texte, détaillant ainsi la manière de faire pour avoir la poitrine bondagée. La corde courait en même temps de chaque côté de son coup sur ses épaules, se croisant entre ses seins, emprisonnant la corde qui passait au dessus et au dessous de sa poitrine, resserrant ainsi ce bondage. Ainsi, ses seins étaient comprimés entre deux passages de cordes.
 
            Pour finir, elle fit un nœud coulant et calcula une longueur de corde assez courte, partant de ses chevilles liées jusqu’en bas de ses fesses. Il ne lui restait plus qu’à placer les clefs du cadenas qui refermerait ses bracelets sur le sol non loin d’elle, à mettre ses bracelets aux poignets, faire passer le cadenas dans le nœud coulant, devant pour cela ramener ses chevilles a hauteur de fessier, puis dans les deux anneaux des bracelets. Enfin, elle pouvait refermer le cadenas.
 
C’était fait, Gwenn était sa propre prisonnière, elle avait tout le loisir de se libérer sur le champ, mais elle n’en avait pas envie, elle n’avait pas peur, et cela lui manquait presque. Mais elle était impuissante, soumise à ses cordes et à ce cadenas, elle était bien, heureuse, et ne voulait plus se libérer.
 
                        Elle testait la résistance de son bondage, il était bien fait, et en gesticulant pour tenter de se libérer, elle ressentait son bondage des seins se faire plus présent, douloureux, mais agréable… Gwenn tentait différentes positions, se redresser à genoux, se mouvoir, rouler sur elle-même, tendre son corps au maximum, à chaque fois elle ressentait une douce torture provoquée par la morsure des cordes, par son bondage des seins.
 
            Elle s’épuisait, et décidait alors de mettre fin à son petit jeu, surtout qu’une furieuse envie d’atteindre le 7ème ciel la titillait… Et si elle l’atteignait ainsi, sans se libérer… Juste grâce à son esprit, aux sensations du bondage, à la douleur…
 
            Rien que d’y penser, déjà elle se retrouvait dans de très bonnes conditions, elle tentait de ramener ses mains vers son sexe pour s’aider, mais sans résultat, par contre, en essayant de se recroqueviller, elle déclancha une réaction en chaîne, la traction des cordes, la morsure de ces dernières, la douleur du bondage des seins… Cette sensation de bien être intense… Elle fût prise de convulsions, ramenant sa tête en arrière, les cordes qui passaient sur ses épaules lui firent très mal, et cette douleur fût pire que tout !!! Gwenn jouissait comme jamais, la chaleur de cette jouissance montait en elle, ses jambes tremblaient au milieu de ses cordes, et elle se tendait, entraînant de nouvelles douleurs, qui ne firent qu’amplifier sa jouissance !!
 
            Cela faisait maintenant 3h00 environ qu’elle était étendue sur le sol, bondagée, en sueur, le satin de sa nuisette collait à son corps, Gwenn ne bougeait plus, ses yeux étaient mi-clos, elle appréciait le moment présent. Et c’est au beau milieu de ce bonheur intense qu’elle fini par s’endormir.
 
Je remercie "Le Vicomte" pour ce texte et pour son autorisation à le publier ici (avec mes regrets et mes excuses de ne point y avoir songé avant ...)
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /2007 07:31

Elle tourne, elle est nue, elle est grave; ses flancs
Ondulent d'ombre bleue et de sueur farouche.
Dans les cheveux mouillés s'ouvre rouge la bouche
Et le regard se meurt entre les cils tremblants.

Ses doigts caressent vers des lèvres ignorées
La peau douce, la chaleur molle de ses seins.
Ses coudes étendus comme sur des coussins
Ouvrent le baiser creux des aisselles dorées.

Mais la taille, ployée à la renverse, tend
Le pur ventre, gonflé d'un souffle intermittent,
Et sous l'arachnéen tissu noir de sa robe
 
Ses bras tendres, avec des gestes assoupis,
Ses pieds froids sur les arabesques des tapis,
Cherchent l'imaginaire amant qui se dérobe ...


Pierre Louÿs
Par EROS - Publié dans : Littérature érotique
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